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Délinquance des jeunes

La délinquance des jeunes

Cette question a fait l'objet, lors de l'examen du budget "Solidarité, santé" au cours de la discussion en première lecture à l'Assemblée Nationale de la loi de finances pour 1998, d'une remarque de Mme Marin-Moskovitz que "les jeunes sans toit, particulièrement les filles, refusent l'hébergement en centres, parce que la mixité sociale n'est pas favorable à leur épanouissement, à leur dignité, voire à leur sécurité".

A M. Mico qui lui parlait de l'augmentation incessante de cette délinquance, Mme Aubry a répondu qu'elle était, notamment parmi les plus jeunes, due au fait qu'ils n'ont jamais eu de repères ni même parfois de liens affectifs parce que "leurs familles étaient éclatées ou que leurs parents dérapaient".

Elle a affirmé qu'il ne fallait pas "tenir un discours laxiste disant que tout est la faute de la société" et "qu'il faut remettre ces jeunes à leurs familles face à leurs responsabilités".

Elle a conclu qu'elle mettait actuellement en place, avec le ministre de l'intérieur et le ministre de la justice, des "contrats locaux de sécurité qui doivent permettre de trouver sur le terrain des formules appropriées de prévention et de coercition afin que les jeunes soient pris en main collectivement lorsque leur famille éprouve des difficultés à jouer son rôle".

Famille et Liberté - Lettre N° 11 - Décembre 1997