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Un observatoire européen des politiques familiales

Au cours congrès des Familles Nombreuses Européennes (ELFAC), Francisco Vilhena da Cunha, conseiller du gouvernement portugais pour la Science, la Technologie et l’Enseignement supérieur, a présenté lui aussi quelques graphiques sur la démographie. Il a mis davantage l’accent sur la comparaison entre la fécondité effective et le désir d’enfant non satisfait des femmes européennes. Si les femmes mettaient au monde tous les enfants qu’elles souhaitent, il n’y aurait plus de problème de « pyramide ». On apprend aussi que deux pays qui sont parmi les plus bas pour le taux conjoncturel de fécondité, le Portugal et l’Allemagne ont pourtant un problème très différent : Au Portugal, seulement près de 4% de femmes n’ont pas d’enfant du tout contre près de 20% en Allemagne (40% des femmes diplômées de l’enseignement supérieur !).

Comment remédier à cela et faire que les familles puissent avoir autant d’enfants qu’elles souhaitent ? La réponse passe par une politique familiale adaptée et efficace. Vilhena da Cunha fait une première classification des diverses mesures de politique familiale à comparer selon les pays : les aides universelles, sous condition de ressource, ponctuelles ou d’autres types. Il constate que la Suède, par exemple, (au taux de natalité de 1,9 c’est-à-dire l’un des plus élevés d’Europe et cependant insuffisant pour le simple renouvellement de la population) conjugue trois des quatre types d’aide (aucune n’est sous condition de ressource). Au Portugal au contraire, (taux de fécondité 1,52, l’un des plus bas) sauf l’accès au soin, les aides sont toutes sous condition de ressource.

Monsieur da Cunha propose une créer une plateforme européenne comparative des politiques familiales en lançant une base de données sur internet appuyée sur le réseau de l’ELFAC (associations des familles nombreuses d’Europe). Il insiste sur le fait qu’une politique familiale bien comprise est plus efficace en matière démographique qu’une politique sociale.

Selon le département des études de l’association portugaise des familles nombreuses qu’il dirige, les cinq critères principaux sous lesquels classifier les diverses mesures sont les suivantes :

  • Universelle       ne dépendant ni du revenu, ni du milieu social ni du sexe

  • Positive              les enfants vus comme un investissement et non comme une charge pour la société

  • Stable                  visibilité à long terme

  • Cohérente         couvrant les diverses étapes du développement de l’enfant

  • Subsidiaire        respecter et favoriser la prise de décision des parents concernant les naissances et l’éducation

Cette préoccupation rejoint justement celle de Famille et Liberté qui met la dernière main à un « Observatoire de la Politique Familiale Française» conçu dans cet esprit-là. Il sera très intéressant et stimulant de pouvoir par ces échelles communes « échanger les bonnes pratiques » avec nos voisins.