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Derniers jours pour écrire au CESE

Les cinq cent mille signatures nécessaires pour obtenir l'examen du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux personnes de même sexe par le  Conseil Economique, Social et Environnemental peuvent être atteintes d'ici au 12 février.

 

Texte de la pétition :

 

Je soussigné (e)

Nom Prénom

Né (e) le,                                   de nationalité française,

domicilié (e) à l’adresse suivante

saisis le Conseil économique, social et environnemental, agissant dans le cadre de la

« Saisie sur pétition citoyenne ».

Je demande son avis sur le projet de loi ouvrant « Le mariage aux couples de personnes de même sexe et son contenu ».

Je désigne comme mandataire M. Philippe BRILLAULT, maire du Chesnay, porte-parole de La Manif Pour Tous, qui adressera l’ensemble des pétitions au Président du CESE, M. Jean-Paul DELEVOYE.

Fait à

Le

Signature

 

 

A renvoyer sous pli affranchi au tarif en vigueur :

La Manif Pour Tous –15 rue Pottier – 78150 LE CHESNAY

petition 


Etude Regnerus

L'étude de Mark Regnerus sur les adultes nés de parents ayant vécu une relation homosexuelle repose sur un large échantillon représentatif de l'ensemble des jeunes adultes américains…

Lettre au Président de la République, pour un REFERENDUM

Monsieur le Président,

Alors que la France affronte une situation économique et sociale difficile, que beaucoup de Françaises et de Français sont sans emploi ou menacés par le chômage, l’attention de l’opinion publique est mobilisée par le débat provoqué par un projet de loi en vue d’instaurer le mariage entre personnes de même sexe. Il est vrai que cette idée figurait parmi les propositions du candidat que vous étiez. Elu, vous savez que certaines de vos propositions ne verront jamais le jour et que vous serez contraint, et vous l’êtes déjà, de demander au gouvernement des mesures étrangères ou même contraires à votre programme parce que vous les estimerez nécessaires au Pays.

 

Cependant, la loi sur le mariage et l’adoption par des personnes de même sexe présente des particularités d’une importance telle que de nombreux Français vous demandent d’y renoncer. Outre qu’elle divise profondément la Nation et scandalise un très grand nombre de citoyens au point de briser le consensus souhaitable devant les crises auxquelles la France se trouve confrontée, cette loi n’est en rien une loi ordinaire.

 

D’abord, elle ne pourra intéresser qu’une infime minorité des Françaises et des Français, dont le comportement privé peut être, certes, respecté, mais ne concerne en rien la République et ses lois. Le mariage n’est nullement la reconnaissance sociale d’un sentiment privé, mais l’acte public qui institue une famille, c’est-à-dire l’union d’un homme et d’une femme en vue de procréer des enfants et de les élever. Le mariage, en France, n’est pas un simple contrat privé mais un acte d’Etat Civil. Ce n’est pas un sacrement religieux, mais un engagement devant la Nation, devant l’Etat et son représentant, le Maire, en vue de créer une famille, et de pourvoir à ses besoins, notamment en éduquant et protégeant les enfants qui naîtront de cette union. C’est le lien de solidarité et de transmission par la filiation qui forme la cellule élémentaire du tissu social. Le Code Civil est explicite et définit une tradition française inséparable de la République, qui fait de la Famille une affaire publique parce qu’elle fonde l’avenir de la Nation et justifie le soutien de l’Etat au travers d’une politique familiale spécifique.

 

Des couples, par nature stériles, ne peuvent à l’évidence s’inscrire dans cette logique. L’adoption, qui pourrait compenser cette situation, est un leurre puisque le nombre des parents en attente d’adoption est déjà supérieur à celui des enfants adoptables et qu’en revanche, des pays vont refuser l’adoption de leurs ressortissants dans des Etats acceptant l’adoption par des homosexuels. Les conséquences seront donc la légalisation de la Procréation Médicalement Assistée afin de donner aux couples lesbiens le « droit à l’enfant », et par souci d’égalité entre les sexes, la Gestation Pour Autrui pour répondre à la demande des couples masculins. Ces prolongements de la loi vont accroître les dépenses liées à la santé en accentuant le déséquilibre de l’Assurance Maladie. On demandera alors, au mépris de l’objection de conscience, à des assurés et à des contribuables que ces dispositions révoltent, de les financer. Or, c’est cette dimension éthique qui est l’obstacle infranchissable, pour trois raisons.

 

D’abord, l’adoption par des homosexuels est la reconnaissance d’un « droit à l’enfant » qui bafoue les droits de l’enfant, et en premier lieu celui de bénéficier de la protection, de l’éducation et de la référence des deux éléments sans l’union desquels l’humanité cesse d’exister et qui sont complémentaires aussi bien par nécessité naturelle que dans les déclinaisons culturelles de celle-ci, le Père et la Mère, l’homme et la femme. Ensuite, l’enfant a droit à la clarté de sa filiation, laquelle sera brouillée puisque tout enfant reconnu comme celui de deux homosexuels sera,  non par exception, mais par nature,  l’enfant d’un ou deux autres parents, biologiques. En troisième lieu, le Principe de Précaution sera totalement négligé au détriment de l’enfant. Des études, comme celles réalisées aux Etats-Unis, par exemple par M. Regnerus, montrent l’existence statistique de risques. Celles-ci sont totalement ignorées par des Ministres qui ont péremptoirement affirmé le contraire. Or, de telles situations sont récentes et demandent des enquêtes sérieuses et approfondies, non la référence à des exemples particuliers.

 

Enfin, l’union de deux personnes de même sexe, qui est présentée comme un progrès, réalise au contraire la déconstruction d’une donnée anthropologique fondamentale, de l’un des piliers, pour ne pas dire DU PILIER  de l’humanité. Celle-ci repose sur l’échange matrimonial, ce thème universel à travers ses variations, qui impose l’exigence de l’altérité. Le membre d’un sexe appartenant à un groupe s’unit à un membre de l’autre sexe issu d’un autre groupe. Cet échange a atteint son équilibre dans l’égalité de l’homme et de la femme et  a été le vecteur du progrès humain par la naissance et l’éducation des enfants et par la rupture des limites nationales ou ethniques dans le choix du conjoint. C’est, par exemple, l’un des moyens les plus sûrs d’une intégration des immigrés. L’union entre deux « mêmes » qui ne peuvent, par nature, avoir des enfants est une terrible régression.

 

En raison de la fracture profonde que ce sujet crée dans la société, cette question est politiquement dangereuse pour le pays. En raison des obstacles juridiques, psychologiques, anthropologiques et des oppositions spirituelles qui se dressent devant elle, cette réforme n’aurait pas dû être suscitée et lancée avec la brutalité ou la légèreté qui caractérisent le débat actuel. Soutenue par une conception superficielle et, néanmoins suicidaire du progrès, cette question qui touche à des données fondamentales de l’Anthropologie et du Droit va être tranchée par une majorité de circonstance. Nous pensons au contraire que c’est au Peuple Français, avec le temps du débat et de la réflexion, qu’il revient de décider, car il s’agit à la fois de son identité, d’un legs essentiel de son histoire juridique, et d’une question décisive pour son avenir.

Christian Vanneste

Pour la Liberté et pour la Famille, tous à Paris le 13 !

Famille et Liberté appelle tous ses membres et tous ceux qui sont attachés aux valeurs de LA FAMILLE à manifester à Paris le 13 Janvier !

 

Jamais notre association n’a mieux porté son nom. Un Président de la République qui a été élu dans ce temps de crise pour d’autres raisons et un Parlement qui a escamoté le débat veulent faire passer en force un projet qui révulse une grande partie des Français et des Françaises et porte atteinte aux fondements mêmes de l’Humanité.  Ce projet qui menace  l’intérêt des enfants en privant « de droit » certains d’entre eux de la possibilité d’avoir un Père et une Mère est considérable par ses conséquences alors qu’il n’est vraiment souhaité que par la minorité des personnes homosexuelles. Le minimum serait donc de demander aux Français de trancher par référendum à l’issue d’un débat long et ouvert.

 

Privés de choix, les Français sont depuis plusieurs semaines soumis à un matraquage médiatique et à une tentative gouvernementale de monopoliser la parole au profit d’une pensée unique, celle du « mariage » entre personnes de même sexe et de l’adoption par des « couples » homosexuels. Le Ministre de l’Education Nationale qui avait désiré rouvrir le débat sur l’usage du cannabis veut interdire le débat sur le « mariage » dans les locaux des écoles catholiques, pourtant financés avant tout par les parents. Pendant ce temps, la Porte-Parole du Gouvernement fait la propagande du « mariage » homo dans un collège public ! Où est la liberté de pensée ? Où est la démocratie ?

 

La famille qui naît et se prolonge par l’union d’un homme et d’une femme est à la fois publique parce qu’elle constitue un espace de solidarité et de transmission et privée parce qu’elle associe des personnes qui auront la charge de la protection et de l’éducation des enfants. Elle ne doit intéresser l’Etat que parce quelle contribue au renouvellement des générations et constitue la cellule de base de la société. L’Etat n’a aucune légitimité pour contredire l’objectivité naturelle des sexes ou reconnaître les sentiments subjectifs entre les personnes.

 

Pour la Famille et Pour la Liberté, Tous à Paris le 13 !

"Mariage" : référendum

 

 

Les manifestations contre le « prétendu mariage » entre personnes de même sexe se multiplient, notamment aujourd'hui, tandis que les sondages évoluent positivement contre cette absurdité et plus encore contre l'adoption par des homosexuels.

Simplement, il serait souhaitable qu'il n'y ait aucune polémique, mais au contraire, une totale unité de la mobilisation. On peut s'opposer au projet pour des raisons confessionnelles, mais c'est peu pertinent contre un Projet de Loi dans une République laïque. On peut vouloir à tout prix faire moderne, mais accepter le lexique des adversaires n'est pas le meilleur moyen de faire gagner son camp. L'"homophobie" est l'"hérésie" de nos inquisiteurs inversés de l'époque postmoderne, la "resucée" du "crime-pensée" d'Orwell, le "péché" des innocents à vie de naissance, bref un vilain mot liberticide. De plus, il ne veut rien dire. Etymologiquement, il désigne la peur pathologique du même (la peur d'un homme pour un autre homme ?) et son contraire, l'hétérophobie serait un intéressant synonyme de racisme (la peur de l'autre). Il faut avoir atteint un niveau stratosphérique de la connerie pour l'utiliser, tant la ficelle est grosse : selon la tactique du coucou, ce mot s'est logé dans le nid du mot racisme, en faisant oublier, que s'il est condamnable de reprocher à quelqu'un d'être né, il  n'est pas acceptable qu'on empêche une personne d'exprimer un jugement moral sur des comportements. Ce n'est qu'une opinion. Plus profondément, la violence est condamnable. L'appel à la violence l'est aussi. L'intention ou l'idéologie qui les engendrent ne devraient rien y ajouter, car alors la Justice tombe dans le piège de l'inquisition ou du tribunal politique.

 

Cela dit, cette folie législative confond le progrès avec la destruction du fondamental et témoigne par là du danger mortel que représentent l'idéologie gauchiste des uns et peut-être le cynisme politicien des autres, ravis de botter en touche sociétale la patate chaude d'une situation économique calamiteuse. Les arguments qui s'y opposent ont un poids considérable : d'abord celui de l'ANTHROPOLOGIE contre les idées à deux sous des midinettes. Le mariage n'est pas la reconnaissance sociale d'un sentiment. Celui-ci est d'ordre privé. Comme le disait Brassens, il n'a pas besoin de parchemin. L'échange matrimonial est l'élément le plus structurant de l'Humanité : il appelle, de manières diverses, deux "autres", un homme et une femme, venant de deux groupes (pas d'inceste) à s'unir pour fonder une famille, et déterminer une filiation, voire assumer une éducation. L'union de deux "mêmes" peut répondre à une satisfaction physique, compréhensible chez un être dont le gros cerveau est enclin à la complexité, à l'innovation et au jeu. Elle peut aussi correspondre à des émois sentimentaux plus ou moins durables, mais tout ceci est intime et ne concerne en rien la société. Celle-ci n'a que deux  intérêts : sauvegarder sa pérennité dans le temps par la succession des générations et maintenir la solidarité la plus solide et la plus proche, faute de quoi, la puissance publique devrait s'occuper de tout. Mais, n'est-ce pas ce dont certains rêvent ?

 

Le mariage n'est pas qu'un contrat : le notaire y suffirait. C'est une institution. Les enfants à naître y ont une place essentielle, même si par bienveillance, on marie des personnes qui ne sont plus en âge d'en avoir. L'article 213 est explicite : "Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille, ils pourvoient à l'éducation des enfants et préparent leur avenir".  L'article 220, dont la lecture est plus récente précise que l'autorité parentale a pour but  "l'intérêt de l'enfant." C'est dans ces termes que réside le second grand argument. L'intérêt des enfants c'est d'abord l'équilibre des deux modèles qui composent dans toute société, avec bien des variations, le thème universel du Yin et du Yang, du féminin maternel et du masculin paternel. Dans les sociétés matrilinéaires, c'est le frère de la mère, d'accord, mais il existe. Au secours, Jung ! Au secours Lévi-Strauss, ils sont devenus fous. Des barbares délirants veulent effacer l'"anima" et l'"animus", détruire les structures de la parenté, noyer la diversité du tissage de la nature et de la culture dans la confusion des genres, dans le chaos des comportements et des symboles.  Tout enfant a le droit de construire sa personnalité, mais il ne peut le faire sans pères ni repères. L'enfant a des droits, ceux d'une personne. Ce n'est pas un bien dont l'adulte pourrait revendiquer la possession, exigeant même que la technique, soit au service de ce désir, au mépris de toute limite naturelle. L'enfant a droit à la reconnaissance de sa filiation que seule peut lui accorder la présomption de paternité, dans le cadre du mariage d'un homme et d'une femme. L'enfant doit avoir le droit à un père et à une mère pour son équilibre et sa sécurité. L'enfant ne doit pas être étouffé par une volonté trop grande de prouver son affection dans une relation illisible pour lui. L'enfant adopté a besoin de deux parents, un père et une mère. Alors que beaucoup de couples sont en attente insatisfaite, est-il raisonnable, par idéologie d'introduire une adoption homosexuelle ?

 

Le gouvernement veut passer en force pour satisfaire ses ultras, et obtenir un "succès". Une majorité de circonstance et passagère n'a pas la légitimité pour remettre en cause une donnée fondamentale de l'humanité ni pour compromettre l'égalité des enfants devant la vie. Ce texte ne doit pas passer, car il est à craindre comme l'a dit avec jubilation F. Hollande, que la droite molle de l'opposition n'ose pas comme d'habitude annuler les réformes de ses adversaires, si elle revient au pouvoir. Cette question exige, à l'évidence, un Référendum !

 

Christian Vanneste, le 17 novembre 2012