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Identité de genre

 

Identité de genre : un concept d'une actualité brûlante, qui permet seul de comprendre les véritables fondements et dangers de l'ouverture du mariage aux homosexuels.

 

Pour ouvrir (et télécharger) le pdf de ce texte d'Andre Bonnet, cliquez ici.

Familles homoparentales : combien d'enfants ?

 

Le nombre d'enfants élevés par des couples de même sexe, en France, est un sujet de controverse, au moins depuis le débat sur le Pacs, au siècle dernier. Estimé alors à 250, voire 300 000 par le lobby homosexuel, il avait été évalué, en 2005, entre 24 000 et 40 000 par le démographe Patrick Festy.

Cette fourchette était calculée en appliquant à la France, avec deux enfants par couple, comme pour les autres couples, la proportion de couples homosexuels dans les pays où elle était connue, pays ayant légalisé ce type d'union.

 

L'INSEE vient de publier (INSEE Première, N° 1435 de février 2013)) une étude intitulée Le couple dans tous ses états de Guillemette Buisson et Aude Lapinte tirée d'une enquête de 2011 sur les couples en France métropolitaine : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1259

Cette étude apporte sur l'estimation du nombre d'enfants concernés par le projet de loi en discussion au Parlement, des éléments d'appréciation nouveaux, dont on peut s'étonner qu'ils n'attirent pas d'avantage l'attention.

2 millions de personnes majeures déclarent être en couple; 72 % d’entre elles sont mariées et partagent la même résidence que leur conjoint, de sexe différent; 7 millions sont en union libre et 1,4 million sont pacsées.

200 000 d'entre elles sont en couple avec une personne du même sexe, dont 16 % avec une personne ne vivant pas sous le même toit, contre 4 % pour l'ensemble des couples. Six sur dix sont des hommes et environ 10 % déclarent vivre au moins une partie du temps avec un enfant.

Il y a donc, d'après l'INSEE, 20 000 personnes, soit 10 000 foyers de personnes de même sexe où vit, au moins une partie du temps, au moins un enfant. L'étude souligne que ces foyers sont huit fois sur dix des foyers féminins et que les enfants sont généralement nés avant l'union actuelle.

La dernière observation s'explique par le fait que les seules possibilités pour un couple de lesbiennes d'avoir un enfant pendant leur union sont, soit de l'avoir par adoption ou par Procréation Médicalement Assistée, soit que l'une des partenaires fasse une infidélité à sa partenaire avec quelqu'un du sexe opposé.

La législation actuelle, que le projet de loi en discussion n'entend modifier que sur le point de l'adoption, étant contraire à ces solutions, il n'est pas étonnant que les enfants vivant totalement ou partiellement dans le foyer de deux personnes de même sexe soient généralement les enfants qu'une femme a eus d'une union hétérosexuelle et dont elle a obtenu la garde, plénière ou en alternance, après la rupture de cette union.

Cela est, d'ailleurs, généralement reconnu dans les études, favorables aussi bien que défavorables, à l'homoparentalité

Combien d'enfants ?

L'enquête ne nous renseignant pas sur le nombre d'enfants vivant totalement ou partiellement chez un couple de personnes de même sexe, ce nombre peut être estimé par celui des enfants nés d'une union antérieure qui vivent dans une famille recomposée, quelle qu'en soit la nature.

Cette estimation nous est donné par l'étude intitulée 1,2 million d’enfants de moins de 18 ans vivent dans une famille recomposée d'Émilie Vivas, publiée dans le N° 1259 d'Insee Première, d'octobre 2009 : http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1259

 

L'étude évalue à 580 000 le nombre de familles recomposées, en France métropolitaine. 280 000 sont sans enfants du couple actuel, avec 420 000 enfants, issus d'union antérieures, vivent, dans ces dernières, soit 1,5 en moyenne.

 

Les 300 000 autres familles vivent avec 360 000 enfants d'unions antérieures et 380 000 de l'union en cours, soit 2,5 en moyenne.

 

En appliquant la première moyenne aux couples de même sexe, on aboutit à 15 000 enfants; en appliquant la seconde moyenne on obtient 25 000. Aller au-delà de ce chiffre reviendrait à dire que les homosexuels sont plus prolifiques que les hétérosexuels.

 

L'on doit cependant noter que l'Association des Parents Gays et Lesbiens tenait compte, contrairement à l'INSEE, dans les 300 000 enfants annoncés, de ceux ayant eu 18 ans et vivant encore chez leurs parents après avoir eu 18 ans.

Philippe Gorre

Derniers jours pour écrire au CESE

Les cinq cent mille signatures nécessaires pour obtenir l'examen du projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux personnes de même sexe par le  Conseil Economique, Social et Environnemental peuvent être atteintes d'ici au 12 février.

 

Texte de la pétition :

 

Je soussigné (e)

Nom Prénom

Né (e) le,                                   de nationalité française,

domicilié (e) à l’adresse suivante

saisis le Conseil économique, social et environnemental, agissant dans le cadre de la

« Saisie sur pétition citoyenne ».

Je demande son avis sur le projet de loi ouvrant « Le mariage aux couples de personnes de même sexe et son contenu ».

Je désigne comme mandataire M. Philippe BRILLAULT, maire du Chesnay, porte-parole de La Manif Pour Tous, qui adressera l’ensemble des pétitions au Président du CESE, M. Jean-Paul DELEVOYE.

Fait à

Le

Signature

 

 

A renvoyer sous pli affranchi au tarif en vigueur :

La Manif Pour Tous –15 rue Pottier – 78150 LE CHESNAY

petition 


Etude Regnerus

L'étude de Mark Regnerus sur les adultes nés de parents ayant vécu une relation homosexuelle repose sur un large échantillon représentatif de l'ensemble des jeunes adultes américains…

Lettre au Président de la République, pour un REFERENDUM

Monsieur le Président,

Alors que la France affronte une situation économique et sociale difficile, que beaucoup de Françaises et de Français sont sans emploi ou menacés par le chômage, l’attention de l’opinion publique est mobilisée par le débat provoqué par un projet de loi en vue d’instaurer le mariage entre personnes de même sexe. Il est vrai que cette idée figurait parmi les propositions du candidat que vous étiez. Elu, vous savez que certaines de vos propositions ne verront jamais le jour et que vous serez contraint, et vous l’êtes déjà, de demander au gouvernement des mesures étrangères ou même contraires à votre programme parce que vous les estimerez nécessaires au Pays.

 

Cependant, la loi sur le mariage et l’adoption par des personnes de même sexe présente des particularités d’une importance telle que de nombreux Français vous demandent d’y renoncer. Outre qu’elle divise profondément la Nation et scandalise un très grand nombre de citoyens au point de briser le consensus souhaitable devant les crises auxquelles la France se trouve confrontée, cette loi n’est en rien une loi ordinaire.

 

D’abord, elle ne pourra intéresser qu’une infime minorité des Françaises et des Français, dont le comportement privé peut être, certes, respecté, mais ne concerne en rien la République et ses lois. Le mariage n’est nullement la reconnaissance sociale d’un sentiment privé, mais l’acte public qui institue une famille, c’est-à-dire l’union d’un homme et d’une femme en vue de procréer des enfants et de les élever. Le mariage, en France, n’est pas un simple contrat privé mais un acte d’Etat Civil. Ce n’est pas un sacrement religieux, mais un engagement devant la Nation, devant l’Etat et son représentant, le Maire, en vue de créer une famille, et de pourvoir à ses besoins, notamment en éduquant et protégeant les enfants qui naîtront de cette union. C’est le lien de solidarité et de transmission par la filiation qui forme la cellule élémentaire du tissu social. Le Code Civil est explicite et définit une tradition française inséparable de la République, qui fait de la Famille une affaire publique parce qu’elle fonde l’avenir de la Nation et justifie le soutien de l’Etat au travers d’une politique familiale spécifique.

 

Des couples, par nature stériles, ne peuvent à l’évidence s’inscrire dans cette logique. L’adoption, qui pourrait compenser cette situation, est un leurre puisque le nombre des parents en attente d’adoption est déjà supérieur à celui des enfants adoptables et qu’en revanche, des pays vont refuser l’adoption de leurs ressortissants dans des Etats acceptant l’adoption par des homosexuels. Les conséquences seront donc la légalisation de la Procréation Médicalement Assistée afin de donner aux couples lesbiens le « droit à l’enfant », et par souci d’égalité entre les sexes, la Gestation Pour Autrui pour répondre à la demande des couples masculins. Ces prolongements de la loi vont accroître les dépenses liées à la santé en accentuant le déséquilibre de l’Assurance Maladie. On demandera alors, au mépris de l’objection de conscience, à des assurés et à des contribuables que ces dispositions révoltent, de les financer. Or, c’est cette dimension éthique qui est l’obstacle infranchissable, pour trois raisons.

 

D’abord, l’adoption par des homosexuels est la reconnaissance d’un « droit à l’enfant » qui bafoue les droits de l’enfant, et en premier lieu celui de bénéficier de la protection, de l’éducation et de la référence des deux éléments sans l’union desquels l’humanité cesse d’exister et qui sont complémentaires aussi bien par nécessité naturelle que dans les déclinaisons culturelles de celle-ci, le Père et la Mère, l’homme et la femme. Ensuite, l’enfant a droit à la clarté de sa filiation, laquelle sera brouillée puisque tout enfant reconnu comme celui de deux homosexuels sera,  non par exception, mais par nature,  l’enfant d’un ou deux autres parents, biologiques. En troisième lieu, le Principe de Précaution sera totalement négligé au détriment de l’enfant. Des études, comme celles réalisées aux Etats-Unis, par exemple par M. Regnerus, montrent l’existence statistique de risques. Celles-ci sont totalement ignorées par des Ministres qui ont péremptoirement affirmé le contraire. Or, de telles situations sont récentes et demandent des enquêtes sérieuses et approfondies, non la référence à des exemples particuliers.

 

Enfin, l’union de deux personnes de même sexe, qui est présentée comme un progrès, réalise au contraire la déconstruction d’une donnée anthropologique fondamentale, de l’un des piliers, pour ne pas dire DU PILIER  de l’humanité. Celle-ci repose sur l’échange matrimonial, ce thème universel à travers ses variations, qui impose l’exigence de l’altérité. Le membre d’un sexe appartenant à un groupe s’unit à un membre de l’autre sexe issu d’un autre groupe. Cet échange a atteint son équilibre dans l’égalité de l’homme et de la femme et  a été le vecteur du progrès humain par la naissance et l’éducation des enfants et par la rupture des limites nationales ou ethniques dans le choix du conjoint. C’est, par exemple, l’un des moyens les plus sûrs d’une intégration des immigrés. L’union entre deux « mêmes » qui ne peuvent, par nature, avoir des enfants est une terrible régression.

 

En raison de la fracture profonde que ce sujet crée dans la société, cette question est politiquement dangereuse pour le pays. En raison des obstacles juridiques, psychologiques, anthropologiques et des oppositions spirituelles qui se dressent devant elle, cette réforme n’aurait pas dû être suscitée et lancée avec la brutalité ou la légèreté qui caractérisent le débat actuel. Soutenue par une conception superficielle et, néanmoins suicidaire du progrès, cette question qui touche à des données fondamentales de l’Anthropologie et du Droit va être tranchée par une majorité de circonstance. Nous pensons au contraire que c’est au Peuple Français, avec le temps du débat et de la réflexion, qu’il revient de décider, car il s’agit à la fois de son identité, d’un legs essentiel de son histoire juridique, et d’une question décisive pour son avenir.

Christian Vanneste