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Nature et Culture, et , lois anti-famille 2014

 

En 2014, rien n’aura été épargné aux familles et à la famille en tant qu’institution.

La loi du 27 juin sur « L’autorité parentale et l’intérêt de l’enfant » (Loi APIE), conçue surtout pour régler les problèmes entre adultes, risque de déstabiliser encore davantage des enfants déjà victimes de la séparation de leurs parents : résidence alternée qui en fait des « sans domicile fixe » ; autorité  mouvante au gré des recompositions… 

 

L’application à partir du 1er juillet de la loi de « Sécurisation de l’emploi » réduit drastiquement le travail à temps partiel (sauf exceptions pas moins de 70% du plein temps) pour obliger les femmes à travailler à tout prix et le plus possible ; l’objectif affiché est aussi que les femmes soient beaucoup plus nombreuses dans les métiers d’hommes…sans en assumer les risques, voir ci-dessous.   

 

La loi du 4 aout « Pour l’égalité réelle entre les hommes et les femmes » consacre la suppression d’une partie du congé parental, à moins que le père ne veuille  le prendre à la place de sa femme, si tant est qu’il le puisse ; sous couverture de « …protection de la santé de l’enfant »[1] accorde précisément à la mère -et à elle seule- tout pouvoir pour l’éliminer en supprimant la condition de détresse tout en prétendant l’empêcher d’accéder à l’information qui pourrait l’aider à garder son enfant (pénalisation des sites pro-vie); et , n’étant pas à une contradiction près, veut que l’on tienne compte du sexe, dans l’exposition au risque professionnel.

 

La réforme des rythmes scolaires qui désorganise autant les familles que l’école et vise, en intégrant les loisirs à celle-ci, à renforcer, encore un peu plus, la mainmise de l’Etat sur les enfants au détriment de la liberté des familles. Sans compter la désanctuarisation de l’école dont l’élève ne saura plus si c’est un lieu de loisir ou d’instruction et qui ne saura plus faire la part des choses entre les deux.

 

L’abaissement du plafond du quotient familial à 1500 € pour les revenus de 2014, contre 2000 € pour ceux de 2013 (après 2336 € pour ceux de2012) qui rendra imposables des familles qui ne l’étaient pas.

 

La division des allocations familiales, par deux à partir de 6000 € de revenu mensuel par foyer, et par 4 à partir de 8000 €, qui touchera une famille sur huit en 2015 et met à mal le principe intangible jusqu’à ce jour de leur universalité.

 

L’extension –sous un autre nom – de l’ABCD de l’égalité annoncée par NVB à toutes les académies et à tous les élèves de la maternelle à la fin de leur scolarité, et l’endoctrinement des enseignants au moyen de « modules », « animations pédagogiques de circonscription », « séminaires académiques », « séquences pédagogiques enrichies »  et autres littératures enfantines dévoyées qui vont accentuer le mal-être d’une jeunesse qui n’a plus les moyens de savoir d’où elle vient, qui elle est et où elle va. Tous ces points secouent la famille durement. Et c’est déjà presque hier ; pour demain se profilent la GPA, la PMA pour des paires, et pour bientôt l’individualisation de l’impôt. (Suppression des quotients familial et conjugal).

Chacun de ces points a fait l’objet de plus longs développements sur notre site http://www.familleliberte.org/

 

La réflexion pour guider l’action

 

Face à ce rouleau compresseur, faut –il baisser les bras et se résigner ? Certainement pas car le jour viendra où l’appareil technocratique contre-nature craquera, victime de ses propres coups de force. Il faudra alors reconstruire.

 

L’année 2012/2013 avait été marquée par les mobilisations de masse,  l’année qui vient de s’écouler a été celle de l’approfondissement, de l’enracinement de cette réaction instinctive dans une réflexion constructive. Elle a été l’éclosion du mouvement des Veilleurs, du Printemps français, des propositions du Grenelle de la Famille, et Famille et Liberté a joué son rôle dans ce qui a toujours été son terrain : les études de fond sur les sujets familiaux.   Il ne suffit pas d’avoir raison, il faut le prouver et il faut convaincre.  2014 aura été à la fois l’année des mobilisations de masse et celle de l’affirmation de nos ancrages, de nos raisons de nous battre ensemble et d’espérer, de nos réflexions de fond pour mieux galvaniser l’action.  

 

Par nos dernières publications – l’étude Regnerus sur l’homoparentalité, celle sur le travail des femmes, le quotient familial et d’autres encore qui paraissent notamment sur notre site nous confortons ceux qui se battent sur le terrain en allant au fond des arguments et en décryptant pour vous l’actualité familiale.

Ensemble nous devons nous mobiliser car si aucun des projets pernicieux, officiellement en cours, n’a l’ampleur du « mariage pour tous », -dont nous réclamons toujours l’abolition- le changement de société qu’on nous impose va plus loin qu’on ne le pense.

 

Un combat de civilisation

 

Il y a actuellement un combat contre la nature, au nom de la culture, d’un côté, et  de l’autre côté un combat contre la culture, au nom de la nature.

 

La culture contre la nature

 

 

On prétend remettre en cause la nature et ses lois ; la nature de  l’homme : l’homme n’est que ce qu’il a décidé d’être, librement et sans rien devoir à personne et surtout pas à un pré-donné, à une nature reçue sans qu’il ait son mot à dire. Dans le même temps les manuels scolaires vantent la culture « ni homme ni femme » des Hijras en Inde (Belin) ou du « troisième genre » vécu par la culture des Mahu en Polynésie (Bordas)… et l’intervention de l’Etat dans les domaines les plus intimes de la vie des personnes impose une culture reniant toute loi naturelle, dicte une façon de penser, d’agir, de sentir…                                     

 

La nature contre la culture

 

 

De l’autre côté, on dénie toute valeur à la culture, (il ne faut rien transmettre), elle ne véhiculerait que des stéréotypes, qui assignerait à l’homme et à la femme des rôles totalement artificiels en contrecarrant leur nature profonde et dont il faut libérer l’homme.  Et l’on exalte à l’opposé le règne du MOI, de ses pulsions, de ses fantasmes qui sont forcément bons puisque naturels, instinctifs et donc libres ! La nature à l’état brut. Le bon sauvage

Ces deux discours coexistent selon l’opportunité.

Qu’est-ce que cela donne ? 

 

La nature, sans la culture, c’est la barbarie

La culture sans la nature, c’est le totalitarisme

 

La nature, contenue par la culture, guidée, tuteurée, comme redressée et élevée par elle,

La culture, fondée sur la nature, appuyée sur elle, respectueuse de ses lois qui la précède,

Cette harmonie des deux, n’est-ce pas cela la CIVILISATION ?

 

Pour défendre nos familles, nos enfants, notre civilisation enfin, soutenez notre action et n’oubliez pas non plus de venir nombreux à la manifestation du 5 octobre. Famille et Liberté fait partie du Collectif de Lamanifpourtous et compte sur vous.

 

                                                                                             La présidente,

Claire de Gatellier

 

 



[1] L’art. 23 de cette loi du 4 aout modifie l’intitulé de la 2ème partie du Code de santé publique comme suit : Santé reproductive, droits de la femme et protection de la santé de l’enfant ». C’est sous ce titre que la condition de détresse est supprimée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La France a aussi besoin de "familles riches"

On entend souvent deux objections aussi fermes qu’opposées à la poursuite d’une politique familiale universelle:

  • Pour les uns, il est choquant d’aider les familles aisées car elles n’en ont nul besoin et l’on ferait mieux de leur retirer (le peu des) aides qu’elles perçoivent pour les attribuer à ceux qui en ont  vraiment  besoin, les familles pauvres.

  • Pour les autres, la politique familiale est complètement contreproductive. Dire qu’elle représente un investissement assurant, par le renouvellement démographique, de futurs cotisants aux retraites, n’est qu’un leurre. En effet, disent-ils, les prestations servent en majeure partie à assister beaucoup de familles pauvres et donc, très faiblement contributives en termes d’impôts et cotisations. Que ce soit aujourd’hui ou demain, puisque, comme on le sait « l’ascenseur social ne fonctionne plus » : les enfants des pauvres d’aujourd’hui seront les pauvres de demain, assistés aujourd’hui, assistés demain. C’est un autre problème.

Tel est le double discours !

 En ce qui concerne la première objection, nous ne pouvons que renvoyer le lecteur aux études qui montrent que la naissance de chaque enfant vient abaisser sensiblement, même après les aides, le niveau de vie de chaque famille, toutes couches sociales confondues[1]. Si bien que beaucoup de familles dites « riches » ne le sont plus dès lors qu’elles ont plusieurs enfants à élever.                                                                                                                                         On peut lire aussi l’article sur le quotient familial paru dans la dernière Lettre (n°78) de Famille et Liberté http://www.familleliberte.org/index.php/accueil/acctualites/222-le-quotient-familial-un-grand-diviseur . Le QF n’est ni une aide, ni un avantage. C’est seulement le moyen mathématique de rétablir l’égalité devant l’impôt entre ceux qui ont charge d’enfants et ceux qui n’en ont pas.    


Quant à la deuxième objection, elle est un argument de plus pour attirer l’attention sur ceci : plus on convertira la politique familiale en politique sociale, c’est-à-dire, plus on subordonnera les aides aux plafonds de ressources pour accroître inversement l’aide aux familles non imposables, plus la soi-disant politique familiale encouragera de facto la natalité dans les couches de population assistées, voire mal intégrées à la France, tandis que les classes moyennes ou aisées auront de moins en moins d’enfant. Or ce sont elles qui cotisent et cotiseront le plus et qui créent le plus d’emplois.

Les allocations, ou mesures d’équité fiscale dont ne bénéficieront pas les familles des classes « aisées », profiteront à des familles dont, pour certaines, et dans l’état actuel des choses, on perpétuera l’assistanat parce qu’elles n’auront de cesse de s’évertuer à ne surtout pas gagner plus que les seuils instaurés. Les familles seront peut-être alors pour la nation, en termes économiques, plus une charge qu’une richesse, comme on l’entend trop souvent.

Et d’ailleurs, n’oublions pas que nous sommes toujours les riches de quelqu’un. Si on commence à cibler une tranche, les gouvernants toujours dépensiers et à la recherche d’argent élargiront les personnes ciblées et progressivement les allocations ne seront réservées qu’à une seule catégorie de personnes. C’est ce qui est en train d’arriver tout doucement, à force de remettre en cause, une mesure après l’autre, l’universalité de la politique familiale. Déjà la moitié des aides aux familles, en masse monétaire, est attribuée sous conditions de ressources. Il ne reste pratiquement plus que les allocations familiales proprement dites qui sont encore –pour combien de temps ?- universelles…


Il est donc important d’encourager et d’aider à la constitution de familles, et pourquoi pas, de familles nombreuses, indistinctement dans toutes les couches de population sans en exclure aucune.[2]  Ceci a un nom : la politique familiale universelle.

                                                                                                          Claire de Gatellier



[2] Si l’on veut élargir la réflexion, on peut lire le livre de Jean-Philippe Delsol : A quoi servent les riches ? Ed. Lattès 2012 - Prix Renaissance de l’économie 2013.

 

Assemblée générale de Famille et Liberté 2014

 

Rapport moral de Claire de Gatellier

 

Chers Amis,  

Nous allons ouvrir sans plus tarder l’AG de Famille et Liberté et procéder comme d’habitude : après un rapport moral le plus bref possible car je sais que vous êtes surtout impatients d’entendre notre conférencier, F-X Bellamy, je passerai la parole à notre délégué général, Philippe Gorre  qui remplace au pied levé le trésorier, Henri de Benoit, qui n’a pu venir pour raison de santé. Monsieur Gorre nous fera donc lecture du rapport financier.

Ensuite nous serons heureux d’avoir un échange avec vous à travers les questions que vous voudrez poser ; et enfin nous procéderons aux différents votes statutaires.

Après quoi, M. F-X Bellamy aura la parole pour la deuxième partie de notre réunion.

 

Procès Vanneste

Je commencerai par une bonne nouvelle, que beaucoup d’entre vous connaissent certainement déjà, notamment ceux qui suivent les comptes Twitter et Facebook de Famille et Liberté : le mois dernier, Christian Vanneste a été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris où il était poursuivi pour « complicité de provocation à la haine envers les homosexuels » à la suite de ses propos à l’émission  de la Fondation de Service Politique le 10 février 2012.

Nous nous en réjouissons vivement, pour lui, car cette mise en accusation lui a été évidemment très pénible, et en tant que Famille et Liberté, pour l’espace de liberté d’expression qui est ainsi reconnnu.

 

Rapport d’activité

Sur le front de la famille, l’année 2012/2014 avait été marquée par les mobilisations de masse,  l’année qui vient de s’écouler a été celle de l’approfondissement, de l’enracinement de cette réaction instinctive dans une réflexion constructive. Cela a été l’éclosion du mouvement des Veilleurs, les propositions du Grenelle de la Famille, et Famille et Liberté a joué son rôle dans ce qui a toujours été son terrain : les études de fonds sur les sujets familiaux. «  Il ne suffit pas d’avoir raison, il faut le prouver et il faut convaincre» disions-nous dans notre circulaire de Noël.

A l’issue de notre précédente assemblée de juin 2013, nous avions entendu un exposé de M. Gregor Puppinck sur les conséquences de la loi Taubira ayant ouvert le mariage aux personnes de même sexe vues sous l’angle du rapport entre la liberté et la loi et celui de l’évolution du droit européen. Une synthèse en a été publiée dans le N° 74 de notre Lettre trimestrielle. Des exemplaires sont à la disposition de ceux d’entre vous qui le souhaitent à la sortie de la salle.

 

Homoparentalité

Depuis déjà la Lettre de sept 2000, nous avons pour notre part poursuivi la dénonciation du discours présentant l’homoparentalité comme tout aussi propre à une éducation réussie que la famille formée d'un homme et d'une femme,

  • fait réaliser par la junior entreprise d'HEC une comparaison entre les conclusions tirées des études réalisées sur la question par l'Association des Parents Gays et Lesbiens dans une de leurs publications d'une part et par le Dr Sharon Quick, dans une expertise pour un tribunal américain, d'autre part,

  • assuré la traduction et la publication de l'étude publiée en 2012 par Mark Regnerus. Cet universitaire américain a comparé, sur une grande échelle, les effets chez de jeunes adultes de l'éducation reçue dans leur enfance selon la nature du foyer dans lequel ils ont été élevés. L'auteur lui-même et ses commentateurs, favorables ou hostiles, ont mis au premier plan l'écart entre les enfants élevés par leur père et leur mère dans un foyer stable et ceux dont l'un des parents a eu une liaison homosexuelle. Au-delà des familles homoparentales, cette étude fait apparaître que les meilleures conditions pour élever un enfant est la stabilité d’un couple homme/femme.

  • Depuis nous avons poursuivi dans cette voie puisque notre délégué général, Philippe Gorre a pris contact avec  Robert Lopez, professeur à l’université de…… et qui a accepté de témoigner de sa propre éducation par deux lesbiennes et de ce qu’il lui avait fallu surmonter à cause de cela. Famille et Liberté avait réuni des responsables de la société civile pour le rencontrer et recueillir son témoignage. Depuis, Robert Lopez  a créé une fondation - International Children’s Rights Institute (ICRI) – dans le but de défendre les droits des enfants, tout au moins ceux d’entre eux qui sont laissés de côté par les défenseurs “habituels” des droits, c’est-à-dire le droit de naître, le droit d’avoir un père et une mère, le droit de connaître ou d’être élevé dans toute la mesure du possible par deux parents biologiques…Monsieur Lopez a souhaité associer Famille et Liberté à cette Fondation. Affaire à suivre…

 

Travail des femmes

  • Au cours de ce premier semestre de 2014, nous avons publié une étude sur le travail des femmes, en réponse à la volonté affichée par le gouvernement de les y mettre à tout prix, en se chargeant à leur place de l’éducation de leurs enfants. Cette étude est particulièrement d’actualité au moment où va entrer en application (1er juillet) la loi qui va réduire drastiquement les possibilités de travail à temps partiel, et où l’idée de supprimer le quotient conjugal est de plus en plus présente dans les déclarations officielles. Il s’agit une fois de plus d’arracher la femme à son foyer par tous les moyens et de prétendre faire son bonheur malgré elle. Cette étude est à la disposition de tous ceux qui le souhaitent, à la sortie de la salle ou par courrier sur demande.

  • En ce moment, nous étudions la possibilité d’évaluer avec le concours d’universitaires et de spécialistes de la famille la contribution des familles à la formation du capital humain du pays et de mesurer la qualité de la politique familiale au regard de son volume, de son caractère universel et du respect de la transmission des valeurs éducatives par les parents. Un petit groupe d’étude s’est mis en place avec les administrateurs Alain Caillaud, Michel Pinton et notre délégué général Philippe Gorre.

 

Accès des jeunes à la pornographie sur internet

Nous avions entrepris il y a trois ans une réflexion sur l’accès des mineurs à la pornographie sur internet. Philippe Gorre avait pris contact avec Claire Perry, parlementaire britannique, qui avait réussi à mobiliser des députés de tous bords pour lancer une action baptisée Opt-in consciente d’activer le site en le déverrouillant.

Claire Perry avait donc envoyé deux de ses collaborateurs exposer leur action devant des responsables d’associations et mouvements intéressés réunis par Famille et Liberté. Depuis, cette entreprise est passée à l’arrière-plan de nos préoccupations à cause de l’actualité que l’on sait. Il est temps maintenant de nous y remettre, d’autant que les Anglais ont, semble-t-il, pas mal avancé sur cette question.

 

Nos lettres trimestrielles  ainsi que notre site internet nous permettent aussi d’exprimer des analyses de fond comme de communiquer des éléments plus factuels mais significatifs sur la famille ou l’évolution de la politique familiale en France ou en Europe.

 

Et nos comptes Twitter et Facebook  permettent à leur tour de relayer à tous ceux qui ‘y abonnent les articles parus ailleurs, dans la presse ou sur d’autres sites, en une sorte de veille sur les sujets concernant la famille. Vous avez ainsi plusieurs fois par semaine une sélection des liens –pour ceux qui pratiquent beaucoup internet- vers des informations sur les problèmes éducatifs ou familiaux.

 

Réflexion générale

 

J’ai fait un peu le tour de nos différentes formes d’action au service de la famille. Ce n’est pas le moment de nous démobiliser car si aucun des projets pernicieux, officiellement en cours, n’a l’ampleur du « mariage pour tous », -dont nous réclamons toujours l’abolition- le changement de société qu’on nous impose va plus loin qu’on ne le pense.

Il y a actuellement un combat contre la nature, au nom de la culture, d’un côté, et  de l’autre côté un combat contre la culture, au nom de la nature.

  • La culture contre la nature

On prétend remettre en cause la nature et ses lois ; la nature de l’homme : l’homme n’est que ce qu’il a décidé d’être, librement et sans rien devoir à personne et surtout pas à un pré-donné, à une nature reçue sans qu’il ait son mot à dire. Dans le même temps les manuels scolaires vantent la culture « ni homme ni femme » des Hijras en Inde (Belin) ou du « troisième genre » vécu par la culture des Mahu en Polynésie (Bordas)… et l’intervention de l’Etat dans les domaines les plus intimes de la vie des personnes impose une culture reniant toute loi naturelle, une façon de penser, d’agir, de sentir…

                                                                                

  • La nature contre la culture

De l’autre côté, on dénie toute valeur à la culture (il ne faut rien transmettre), elle ne véhiculerait que des stéréotypes, qui assignerait à l’homme et à la femme des rôles totalement artificiels en contrecarrant leur nature profonde et dont il faut libérer l’Homme.  Et l’on exalte à l’opposé le règne du MOI, de ses pulsions, de ses fantasmes qui sont forcément bons puisque naturels, instinctifs et donc libres ! La nature à l’état brut. Le bon sauvage.

 

Ces deux discours coexistent selon l’opportunité.

Qu’est-ce que cela donne ?       La nature, sans la culture, c’est la barbarie ;

                                                       La culture sans la nature, c’est le totalitarisme.

La nature, contenue par la culture, guidée, tuteurée, comme redressée et élevée par elle,

La culture, fondée sur la nature, appuyée sur elle, respectueuse de ses lois qui la précède,

Cette harmonie des deux, n’est-ce pas cela la CIVILISATION ?

 

Claire de Gatellier

 

 

Rapport financier

 

L’exercice 2013 s’est traduit par un excédent de recettes de 8 094 € contre une insuffisance de 30 387 € en 2012.

Les produits d’exploitation sont passés de 113 739 € en 2012 à 122 707 € en 2013 et les charges de 146 507 € en 2012 à 116 889 en 2013.

Le résultat d’exploitation correspondant passe de – 32 768 € à 5 817 €.

 

Si tel est le résultat comptable de ces deux exercices, le résultat économique diffère en raison de l’envoi dans les derniers jours de décembre 2012 et dans ceux de décembre 2013 de respectivement 57 000 et 20 000 circulaires dont les recettes n’ont été perçues et enregistrées que lors des exercices 2013 et 2014 suivants, alors que les frais d’affranchissement ont été réglés en 2012 et 2013.

 

Pour cerner la réalité économique, il convient de reporter sur l’exercice suivant les frais d’affranchissement de 16 700 € en décembre 2012 et de 5 800 € en décembre 2013 correspondant aux deux circulaires de fin d’année.

Après ces corrections, le résultat économique de 2012 est de – 14 000 € et celui de 2013 est de – 3 000 €. Le nombre de circulaires expédiées correspondant est de 91 000 en 2012 et de 106 000 en 2013, contre 45 000 en 2011. Les charges de l’exercice sont alors de 130 000 € en 2012 et de 128 000 € en 2013. 

Bien entendu, la volonté de contribuer au succès des manifestations annoncées justifiait ces envois en fin d’année, peu dans nos habitudes. Nous n’avons pas voulu pour autant changer nos règles comptables qui ne prévoient pas de provisionner les recettes que l’on peut espérer d’une circulaire, parce qu’elles ne constituent pas des créances que nous aurions sur leur destinataires.

 

Les autres variations notables par rapport à 2012 enregistrées dans les charges de 2013 portent sur

  •  La traduction et l’impression de l’étude de Mark Regnerus, universitaire américain sur les comportements de jeunes adultes selon le type de foyer (de celui formé par leur père et leur mère, recomposé , monoparental ou homosexuel) où ils ont été élevés, pour un coût d’environ 1 500 €.

  • La prise en charge de frais et d’honoraires correspondant au dépôt par Christian Vanneste d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité dans les poursuites engagées contre lui pour ses propos sur le narcissisme des hommes politiques et des homosexuels.

Les recettes de 2103 correspondent à 3 700 cotisations et dons contre 3 100 en 2012 et 2 000 en 2011.

Les produits financiers de l'exercice s’élèvent à 2 288 € et les charges à 12 €.

Les réserves s’élèvent au 31 décembre 2013 à 80 889 €, contre 72 795 €  au 31 décembre

2012. En comptabilisant en charges constatées d’avance les frais d’affranchissement des circulaires de décembre 2012 et de décembre 2013, ces réserves seraient de 87 000 € au 31 décembre 2013 contre 90 000 € en décembre 2012.

L’excédent des dépenses sur les recettes constaté pour l’ensemble des exercices 2012 et 2013, de 23000 € en termes comptables et de 17 000 € en termes économiques est largement justifié par l’effort demandé pour s’opposer au « changement de société » voulu par la majorité parlementaire actuelle.  

 

Exercice 2014

 

 Une circulaire a été adressée en janvier aux 16100 personnes figurant dans notre fichier.

 Une circulaire de prospection a été envoyée en février à 18 800 destinataires.

 La circulaire convoquant notre assemblée générale et annonçant la conférence de M. Bellamy a été diffusée à l’ensemble de notre fichier, soit 16 000 adresses. 

 

 

 

 Le Trésorier

 

Heurs et malheurs du CV anonyme

Les décrets d’application de la loi rendant obligatoire le CV anonyme, votée en 2006,  ne sont toujours pas parus. Huit ans après. Il paraît que c’est le sort de beaucoup de lois et que ce n’est même pas un record. Le record inverse est la loi sur le Mariage pour tous qui a vu ses décrets d’application signés par le ministre dans la semaine qui a suivi le vote de la loi.

Mais revenons au CV anonyme. Selon la loi  pour l’égalité des chances,  dans les entreprises de cinquante salariés et plus, les informations telles que nom, prénom, adresse, sexe, date de naissance, origine ne doivent pas figurer sur le CV. La loi était faite pour les candidats d’origine étrangère et pour les femmes. Quels en ont été les résultats sur le recrutement des femmes et la discrimination que l’on voulait éviter à leur égard ?

En l’absence des décrets d’application il semble que cette loi ait été assez peu appliquée et en  2010, Eric Besson, alors ministre de l'immigration, avait demandé à Pôle emploi un bilan d'étapes. Le résumé de ce bilan, a pu mesurer qu’en effet les hommes, comme les femmes, ont tendance à sélectionner « le même », comme  les jeunes et les moins jeunes ont tendance à sélectionner les uns des jeunes, les autres des moins jeunes. Le CV anonyme permettrait de contrecarrer ces tendances, sauf que « comme on trouve des recruteurs des deux sexes et des recruteurs plus ou moins jeunes, les phénomènes d'homophilie se compensent d'un recruteur à l'autre et l'anonymisation du CV n'améliore pas, en moyenne, les chances des femmes ni des seniors", conclut le rapport.

 Traiter les femmes comme des hommes … se retourne contre elles

Un rapport sur l’emploi des femmes commandé par Najat Vallaud Belkacem et que nous avons déjà commenté révèle que dans un certain nombre de métiers,  traditionnellement masculins, où l’on veut que les femmes entrent en force au nom de l’égalité des sexes, le CV anonyme pénalise les femmes car elles ne réussissent pas à passer les sélections des métiers d’hommes.  C’est ainsi que le rapport, écrit par Séverine Lemière, critique les dispositifs de « neutralité présumée » qui « sous couvert de non-discrimination souhaitent traiter de façon neutre les chômeurs et les chômeuses. Or, l’absence de prise en compte des différences entre les femmes et les hommes dans l’accès à l’emploi revient à maintenir et renforcer ces discriminations. »  En contradiction totale avec la politique du CV anonyme, le rapport ajoute qu’heureusement  « Pôle Emploi tente de sensibiliser ses conseillers aux différences entre hommes et femmes.

En somme, il faudrait traiter les femmes comme des hommes mais en tenant compte de leur condition de femmes. La nature se rit de l’idéologie et le serpent se mord la queue ! 

En ce qui concerne la population issue de l’immigration, le bilan de ce CV anonyme est encore plus négatif car les recruteurs  semblent plus sévères pour des fautes d’orthographe ou des trous dans le CV lorsqu’ils émanent d’un CV anonyme que lorsqu’ils peuvent l’expliquer par un contexte difficile de banlieue.

Quel est donc l’intérêt des groupuscules qui ont déposé une requête au Conseil d’Etat pour forcer le gouvernement à respecter cette autre promesse de campagne de François Hollande de mettre en œuvre le CV anonyme ?   Ce n’est ni celui des femmes ni celui des immigrés.

Claire de Gatellier

Programme de Famille et Liberté pour 2014

 

Madame, Monsieur et chers amis,

 

L'ouverture du mariage et de l'adoption aux personnes de même sexe a porté un coup sévère à l'institution familiale. Je vous propose d'en tirer ensemble les leçons, afin de nous préparer à faire face aux nouveaux dangers qui la menacent.

 

Les raisons d'un échec

 

La volonté, clairement exprimée par Mme Taubira, de changer la société, en réduisant la famille à n'être qu'un choix de vie parmi d'autres, explique le jusqu'auboutisme du gouvernement, bien mieux que le désir de satisfaire la revendication d'un droit au mariage intéressant fort peu de monde au sein de la minorité homosexuelle.

 

C'est pourquoi M. Hollande, devant des manifestations pour la famille comparables à celles de 1984 pour l'école libre, a choisi d'en ignorer l'importance et d'employer la police à des fins politiques contre les manifestants, au lieu de retirer le projet, comme l'avait fait le président Mitterrand, dont il n'a, peut-être, ni l'habileté, ni le même sens de l'Etat.  

 

Alors que les partisans de l'"homoparentalité" ont mené ou commandité, principalement aux Etats-Unis, un nombre considérable d'études, largement exploitées en France et ailleurs, comparant les enfants élevés par des homosexuels et les autres, trop peu d'efforts ont été faits pour analyser ces études, très critiquables sur le plan scientifique, et pour en conduire d'autres sur des bases objectives.

 

La prise de conscience progressive par les professionnels de l'enfance des inconvénients d'une éducation par des personnes de même sexe n'a pas été suffisamment mise en valeur.

 

Enfin, il aurait fallu, et il faudra réfléchir au fait que l'avance de la civilisation occidentale, dans les domaines culturel, technique et économique, sur les civilisations anciennes et les autres civilisations contemporaines ne peut s'expliquer que par leur seule différence fondamentale qui est celle de l'organisation de la famille.

 

La politique familiale en péril

 

Jean-Marc Ayrault a déclaré le 17 septembre que la pause fiscale encore promise un mois plus tôt pour 2014 ne serait effective qu'en 2015. Il a tenté de justifier l'effort supplémentaire demandé aux Français, notamment aux revenus les plus élevés pour l'an prochain par la volonté de "préserver notre modèle de solidarité".

 

Il aurait été mieux fondé à dire que l'effort supplémentaire qui sera demandé aux Français en 2014 le sera notamment aux familles.

 

Il faut s'inquiéter en effet de la bonne conscience du Premier ministre quand il donne pour exemple de cette solidarité « le choix fait en matière de politique familiale de maintenir l'université des allocations en réduisant le quotient familial ».

 

Si les prédécesseurs de M. Ayrault, d'un camp comme de l'autre, ne se sont pas privé de détourner les fonds des caisses d'allocation familiales pour les affecter à des actions sociales, et de manipuler le plafond du quotient familial, du moins était-ce au nom des nécessités de l'heure, sans prétendre : « préserver notre modèle de solidarité».

 

Aucun ne sera allé aussi loin que l'actuel Premier ministre, promettant, le 19 novembre, aux maires de France réunis en congrès : « d'étendre le financement des caisses d'allocations familiales à l'ensemble des activités périscolaires ».

 

Le rabotage du plafond du quotient familial n'est pas la seule aggravation constatée de la pression fiscale sur les familles puisque les majorations de retraite attribuées aux parents d'au moins trois enfants sont devenues imposables.

 

Enfin les familles seront les plus touchées par la hausse prochaine de la TVA puisqu'elles consacrent aux dépenses de consommation une plus grande part de leurs revenus que les foyers fiscaux sans enfants. D'ailleurs une étude de l'INSEE sur les niveaux de vie en 2010 montre que les principaux facteurs de la pauvreté des enfants sont la situation d'emploi des parents et la taille de la fratrie

 

 

La famille sous tutelle

 

Le choix fait par la majorité actuelle de s'en prendre aux familles est conforme à son idéologie, toute axée sur la satisfaction sans limites de pulsions égoïstes aux dépens de la famille, et à un calcul politique qui la conduit à chercher dans une immigration toujours accrue le moyen de se maintenir au pouvoir.

 

La réforme du congé parental vantée par Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, illustre d'une façon caricaturale la volonté de l'Etat de régenter la vie des familles. Alors que le congé parental, qui est de trois ans à partir de deux enfants, est pris actuellement dans 97 % des cas par la mère exclusivement, la réforme en cours le réduira à deux ans et demi si le père n'en prend pas au moins six mois, avec l'objectif surréaliste que 25 % des pères le fassent en 2017 !

 

Paradoxalement les enfants qui entreront de ce fait six mois plus tôt en maternelle y seront confiés à des Agentes Territoriales Spécialisées des Ecoles Maternelles – à quand des Agents - dont 99 % sont des femmes !

 

L'action du gouvernement Ayrault ne se limite pas à réduire les libertés des familles, en introduisant par exemple à l'école une morale laïque contraire en bien des points à celle de beaucoup de familles et en mettant à l'honneur la fumeuse théorie du genre.

 

L'ouverture du mariage aux personnes de même sexe montre une volonté du pouvoir d'aller bien au-delà de la confrontation entre ceux qui veulent plus d'Etat et ceux qui en veulent moins, pour remettre en cause les fondements mêmes de notre société.

 

Les nominations de personnalités toutes acquises à l'accès des homosexuelles à la Procréation Médicale Assistée lors du récent renouvellement du Comité national d'éthique montrent que sa promesse de consulter cet organisme avant de légiférer n'était pas plus sérieuse que sa promesse vite oubliée de respecter la liberté de conscience des maires pour le mariage homosexuel.

 

Le projet de loi sur la famille que prépare Mme Bertinotti, pour qui « ce n’est plus le couple mais l’enfant qui fait la famille » et qui n'est pas « dans la défense de la famille, mais dans la promotion des familles », traduit clairement l'intention du gouvernement d'affranchir les adolescents de leur famille, en leur accordant le droit de vote aux élections locales à partir de 16 ans, sans abaisser pour autant celui de la majorité civile et pénale qui restera fixé à 18 ans.

 

Le programme de Famille et Liberté

 

La magnifique mobilisation contre l'ouverture du mariage et de l'adoption aux personnes de même sexe a montré que notre camp manquait de munitions pour riposter aux arguments de nos adversaires quand, par exemple, ils prétendent que d'être élevé dans un foyer homosexuel n'est pas un handicap pour un enfant : il ne suffit pas d'avoir raison, encore faut-il en apporter la preuve.

 

Famille et Liberté s'est donné comme mission de répondre à ce besoin. Nous avons à ce titre attiré l'attention depuis plus de dix ans sur l'inconsistance des études qui prétendent le contraire.

 

Nous nous sommes en cela conformés aux intentions des fondateurs de notre association qui étaient de rassembler les arguments scientifiques qui montrent l'intérêt pour la collectivité, mais aussi pour les individus, de comportements conformes au bien commun.

 

Tel fut le cas pour nos premiers travaux sur la prévention du Sida qui ont montré les limites, et les risques, maintenant reconnus, d'une politique fondée sur le seul préservatif.

 

Dans le cas de l'homoparentalité, nous avons assumé la traduction en français des travaux critiques du Dr Sharon Quick et de l'étude du Pr Mark Regnerus représentative du développement des jeunes adultes américains en fonction du type de foyer où ils ont été élevés.

 

Nous allons redoubler d'efforts dans ce domaine pour enrichir notre documentation et faire la synthèse des informations disponibles sur ces « familles » qui ont la préférence du ministre de la famille.

 

La remise à plat de la fiscalité annoncée par M. Ayrault loin de favoriser des « regroupements familiaux », pour faire face aux difficultés de l'heure accentuera la dispersion des familles, en accroissant l'emprise d'un Etat omnipotent.

 

Ignorer la famille en tant que réalité économique conduira aux mêmes échecs que ceux du dirigisme

 

Les « progrès » de l'économie soviétique étaient enseignés dans nos écoles de sciences politiques jusqu'à ce qu'elle s'écroule. Il en sera de même des succès obtenus à ce jour par ceux qui rêvent de détruire la famille. Il dépend de chacun de nous que ce soit le plus vite possible.

 

C'est pourquoi nous allons développer nos travaux sur l'économie familiale. Vous pouvez contribuer à cette action en nous apportant votre soutien financier, mais aussi en contribuant dans la mesure de vos possibilités à ces travaux (études, traductions, diffusion, etc.). Nous comptons sur vous !  

 

 

Le délégué général,

 Philippe Gorre