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Bonification de retraites liées aux enfants : un droit reconnu par le Conseil d’Etat…mais en voie d’extinction

En sa séance du 13 mars, Le Conseil d’Etat a statué qu’il n’y avait pas discrimination envers les hommes –et qu’il n’était donc pas contraire au droit européen – d’accorder des avantages de pension liés au congé de maternité. Bonification et possibilité de prendre sa retraite plus tôt.

Il justifie cela par l’objectif de « compenser les inégalités de pension » constatées entre les hommes et les femmes du fait de la maternité.

Il met en évidence le fait que (dans le cas d’espèce pour les fonctionnaires, mais le raisonnement est valable pour tous) « les femmes avec enfants perçoivent en moyenne des pensions inférieures à celles des hommes ayant le même nombre d’enfants ». De 9,8% de moins pour un enfant à 23% pour 4 enfants.

La reconnaissance par le conseil d’état de ces inégalités, et de la légitimité de les compenser, est un fait très positif.

Ce qui l’est beaucoup moins, c’est que cette décision va devenir sans objet : une loi de 2010 a supprimé cet avantage pour tous les enfants nés à partir de 2004. Ce qui semblait une inégalité de pension à compenser devient un fait normal. Alors même que le Conseil d’Etat mentionne que la pension de la femme, sans cet avantage, serait alors non plus de 9,8% inférieure à celle de l’homme (pour un enfant) mais de 12,7%, et passerait, avec quatre enfants, de 23% à 30%.

Mais pour le Conseil d’Etat, comme pour le législateur de 2010, « ces inégalités sont normalement appelées à disparaître ». Cela veut-il dire que les femmes n’auront plus d’enfant ? Ou bien que les hommes interrompront leur carrière pour leurs enfants  autant que les femmes?                                  Ce n’est pas précisé dans l’arrêt.

Claire de Gatellier

 

La France a-t-elle encore une politique familiale ?

La politique familiale mise en place après la seconde guerre mondiale a contribué au redressement démographique de notre pays rattrapé puis dépassé sur ce plan par l’Allemagne et l’Angleterre. La natalité accrue, dans des familles alors le plus souvent bien soudées a été aussi un facteur important de la période de développement économique connue sous le nom des trente glorieuses.

 

Cette politique familiale comportait, en terme de revenu disponible deux volets, les allocations familiales et le quotient familial.

 

Les allocations familiales, généralisant une idée développée dès la fin du dix-neuvième siècle dans des entreprises privées avaient pour objet de compenser, au moins partiellement, par un supplément de salaire, les charges générées par l’éducation des enfants.

 

Instituée par la loi de finances pour 1946, le quotient familial traduisait dans les faits l’article 13 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui veut que la « contribution commune » soit « répartie entre les citoyens en raison de leurs facultés ».

 

Quelles étaient alors les caractéristiques de ces deux instruments fondamentaux de la politique familiale ?

 

Les allocations familiales

 

Elles constituaient, avec l’assurance maladie, l’assurance chômage et les retraites par répartition, un des quatre volets de notre système de solidarité.

 

Dans tous les cas, le financement était assuré par des cotisations proportionnelles aux salaires.

 

Les prestations versées étaient également proportionnelles aux salaires pour le chômage et les retraites, les cotisations étant alors assimilables à une épargne de prévoyance obligatoire.

 

Les allocations familiales et les remboursements de l’assurance maladie étaient au contraire les mêmes pour tous, en fonction respectivement du nombre d’enfants par famille et des dépenses de santé de chacun.

 

Cette égalité dans les prestations traduisait pour les premières la volonté de ne pas faire de différence entre les enfants et pour les seconds l’égalité devant la maladie.

 

La modulation des allocations familiales en fonction des conditions de ressources, qui entrera en vigueur en juillet 2015, a pour effet que pour une partie de la population ayant droit à ces allocations – les ménages dont le revenu dépasse 4 000 € par mois - ceux qui cotisent le plus toucheront moins que les autres.

 

Cette modulation, même si ses effets sont limités, pour l’instant, à 12 % des bénéficiaires des allocations familiales, constitue une rupture fondamentale du pacte de solidarité liant les familles.

 

Le faux semblant de la cogestion est mis en évidence, ainsi que l’assujettissement du système au bon vouloir des majorités politiques. Ajoutons que cette décision ouvre la porte à des mesures du même genre.

 

Une brèche est ainsi ouverte dans l’ensemble du dispositif de solidarité, y compris la maladie, le chômage et les retraites.

 

 

Le quotient familial

 

Alors que les allocations familiales consistent à répartir une fraction du revenu de chacun entre ceux qui ont des enfants à charge et ceux qui n’en ont pas, le quotient familial, selon les termes de Pierre Larroque, qui en fut le maître d’œuvre, a pour objet de rendre l’impôt sur le revenu aussi neutre que possible par rapport aux capacités de consommation des familles, suivant leurs charges inégales.

 

Cette neutralité est obtenue en tenant compte dans le calcul de l’impôt des ménages du nombre d’enfants à charge. Alors que chacun des parents compte pour une part, les enfants comptent pour une fraction de part, tenant compte de leur part dans les dépenses du foyer.

 

Cette part est estimée par l’INSEE à 30% de celle d’un adulte jusqu’à 14 ans et à 50% au-delà. Pour le calcul de l’impôt, le revenu du ménage, y compris celui des enfants rattachés au foyer, est divisé par le nombre de parts, chaque enfant bénéficiant initialement d’une demi part.

 

Ainsi, contrairement à ce que prétendent les collectivistes à tous crins et à ce que feignent de croire les gouvernements à court d’argent, le quotient familial n’est pas une gracieuseté accordée aux familles, mais l’application du principe d’égalité devant l’impôt, par la modulation de celui-ci, à revenu égal, entre les contribuables selon leurs charges de famille. Ce principe d’égalité a malheureusement été mis à mal quand, dans les années quatre-vingt, la demi part du troisième enfant, puis des suivants, a été portée à un, ouvrant ainsi la porte au plafonnement du quotient.

 

 

Des résultats probants

 

Le renouvellement d’une population est assuré si l’indicateur de fécondité, c’est-à-dire le nombre moyen d’enfants par femme égal à 2,1 enfants par femme.

 

On dispose de l’évolution de cet indicateur de fécondité en France métropolitaine, de 1902 à 2014, l’INSEE ne publiant celui comprenant les départements d’Outre-mer que depuis 1994.

 

Les treize années qui précédent la première guerre mondiale sont caractérisées par une diminution régulière du taux de natalité, de 2,9 en 1902 à 2,3 en 1914.

 

La première guerre mondiale entraine cinq années, de 1915 à 1919, en dessous de 2,1, avec un minimum à 1,2 en 1916. Le déficit démographique correspondant est d’environ 1 500 000 naissances, soit une baisse de plus de 40% par rapport aux  années de l’immédiat avant guerre, chiffre équivalent à celui du nombre de tués au combat.

 

Après être remonté à 2,7 en 1920, par effet de « rattrapage, l’indicateur retombe en 1924 à son niveau de 1914, puis se stabilise à 2,1 de 1933 à 1939. La seconde guerre mondiale se traduit par trois années, de 1940 à 1942, en dessous de 2,1, avec un minimum de 1,9.

 

L’indicateur repasse la barre des 2,1 dès 1943, avec quatre années, de 1946 à 1949 au dessus de 3, pour se maintenir ensuite autour de 2,8 jusqu’en 1966.

 

En 1975, l’indicateur passe en dessous du taux de renouvellement de la population et le reste jusqu’à aujourd’hui, avec un point bas de 1,7 en 1993 et une stabilité à 2 de 2006 à  2014.

 

Ainsi, en cent treize ans, nous avons connu quarante-huit années en dessous du taux de renouvellement, dont les quarante dernières. Le suicide démographique de pays comme l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie ne nous autorise pas pour autant à pavoiser !

 

Les années de la période avec l’indicateur le plus élevé, après la seconde guerre mondiale, sont celles où nous avons connu une véritable politique familiale. Pourtant, cette époque était celle où les générations réduites de ceux qui étaient nés pendant la guerre avaient atteint la fécondité la plus élevée.

 

 

La politique familiale de l’après guerre

 

Toute politique familiale peut être caractérisée par son volume, son universalité et son équité. Celle de l’après guerre a été excellente au regard de ces trois critères. Cette excellence n’a pas été le fruit d’une situation économique favorable – c’était loin d’être le cas – mais d’un consensus général en faveur de la famille.

 

Qu’elle était cette politique au regard de trois critères énoncés et qu’est-elle devenue ?

 

Les prestations familiales

 

La Caisse nationale des allocations familiales évalue les prestations familiales à 3,74% du PIB en 2012 contre 3,69% en 1951. Cette stabilité cache le fait que les prestations de 1951 étaient entièrement versées aux familles, sans conditions de ressources, sous forme d’allocations familiales, d’allocation de salaire unique et d’allocation pour frais de garde.

 

Dans cet ensemble, les allocations familiales proprement dites représentaient 1,7% du PIB en 1950 et 2,2% en 1955 ; l’ASU et l’AFG 1,8% en 1950 et 1,7% en 1955, soit la totalité des prestations (L’année 1951, prise comme référence par la Cnaf, ne figure pas dans ses tableaux détaillés).

 

En 2012 les allocations familiales ne représentent plus que 0,9% du PIB, le solde correspondant soit à des prestations familiales sous conditions de ressources, soit à des prestations n’ayant pas de caractère familial, à l’exception de l’allocation de soutien familial (ancienne allocation orphelin) et sous réserve de répondre à des conditions d’emploi antérieures, le complément de libre choix d’activité.

 

Sur un total de 81 milliards de prestations en 2012, les allocations familiales représentaient 13 milliards, l’allocation de soutien familial 1,3 et le complément de libre choix d’activité 2,1.

 

L’ensemble des 81 milliards de prestations se répartissent comme indiqué dans le tableau de la page suivante. En dehors des prestations familiales, sans ou sous conditions de ressources, les prestations énumérées dans le tableau qui suit sont ouvertes, généralement sous conditions de ressources,  pour certaines d’entre elles aussi bien aux familles qu’à des personnes sans enfants à charges, comme c’est le cas des aides au logement, des aides aux adultes handicapés ou du RSA. Dans d’autres cas, les caisses d’allocations familiales ont été substituées aux caisses de retraites ou mises à contribution pour des actions sociales et non familiales.

 

Prestations familiales sans conditions de ressources

16,4

Prestations familiales sous conditions de ressources

15,2

Aides au logement

16,9

Minima sociaux et aides à l’emploi

18,1

Prestations légales indirectes

9,3

Dépenses fonctionnelles d’action sociale

5,1

Total

81,0

 

Les économies réalisées sur les prestations directes et universelles l’ont été

 

Pour ce qui concerne les prestations familiales directes,

 

en substituant, pour les allocations familiales, au début des années 60, à l’indexation sur salaires, dont l’évolution est proche de celle du PIB, une indexation sur les prix, ce qui revenait à priver les familles, pour la part de leurs revenus familiaux, de l’enrichissement dont bénéficiait l’ensemble de la population.

 

En mettant sous conditions de ressources, dans les années 70, l’allocation de salaire unique et l’allocation pour frais de garde, avant de les faire disparaître en 1985.

 

Pour ce qui concerne le quotient familial,

 

en plafonnant son montant, à partir de 1981.

 

Les promoteurs de la mise sous conditions de ressources et du plafonnement présentent ces mesures comme des mesures d’équité. Loin d’être équitables elles sont pour la premières une spoliation et pour la seconde une injustice.

 

Souhaitons, sans trop y croire, que les mêmes procédés ne soient pas employés pour les retraites, l’assurance maladie et l’assurance chômage.

 

Philippe Gorre 

 

Le don du sang par les homosexuels

 

L’affaire du sang contaminé serait-elle oubliée ? Le ministre de la santé a annoncé, le 17 mars, que le questionnaire préalable au don du sang, qui permet d’exclure les personnes homosexuelles de sexe masculin, sera modifié si le Comité consultatif national d’éthique rend un avis dans ce sens.

 

Le Monde[1] indique que si la proportion d’hommes séropositifs est 65 fois plus élevée chez les homosexuels que chez les hétérosexuels, ce rapport est de 200 pour les nouvelles contaminations, donc de plus en plus fort.

 

Il ajoute - est-ce pour nous rassurer ? – que le risque actuel de contamination par transfusion sanguine est estimé à 1 pour 3 millions de transfusions, par l’Institut de veille sanitaire. Il oublie de préciser que si l’InVS estime bien ce risque à 1 sur 3 millions (précisément, 1 sur 2 900 000 pour la période 2008-2010) il aurait été de 1 sur 5,7 millions, c’est-à-dire deux fois moindre, sans les homosexuels devenus donneurs en dissimulant leur orientation sexuelle[2].

 

Plus grave encore, Le Monde n’indique pas que l’InVS a estimé en 2012 qu’une nouvelle stratégie consistant à n'exclure que les HSH[3] multipartenaires au cours des 12 derniers mois se traduirait par un risque global de transmission du VIH compris entre 1 sur 3 500 000 et 1 sur 700 000 dons. (quatre fois plus élevé que le risque actuel).

 

Les extrémités de cette fourchette correspondent, dans le premier cas à une  réduction de 17% du risque, dans le second à sa multiplication par 4,1. Les auteurs n’indiquent pas sur quelles hypothèses ils ont construit leur modèle, mais ils préviennent que «  Modifier la mesure actuelle d'ajournement des HSH peut augmenter le risque de transmission du VIH par transfusion » et ajoutent que «  des études qualitatives devraient être mises en œuvre pour évaluer les motivations des HSH qui donnent actuellement leur sang, malgré la mesure d'ajournement, ainsi que les changements possibles de leur observance d'une nouvelle stratégie ».

 

Quand Marisol Touraine déclare : « il ne serait pas acceptable que l’orientation sexuelle soit perçue comme un critère d’exclusion », elle commet à la fois une erreur et une faute.

 

Une erreur, car ce n’est pas l’orientation sexuelle qui conduit à exclure les HSH du don du sang, mais leur contagiosité. La preuve en est que les femmes homosexuelles ne sont pas exclues, à juste titre, puisque le tribadisme est une pratique infiniment moins contagieuse que les relations hétérosexuelles.

 

Une faute, car son rôle de ministre de la santé est de prendre les mesures limitant les risques de contagion sur des bases scientifiques, et non de pratiquer le retour à l’obscurantisme de la médecine du moyen âge.

 

Le mot inacceptable, employé à tout bout de champ, aux niveaux les plus élevés, par les responsables de la sécurité dans notre pays, n’impressionne pas plus les virus que les terroristes.[4]

 

Philippe Gorre

 

PS : si vous souhaitez faire part de votre point de vue sur cette question à un parlementaire :

Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr/qui/

Sénat : http://www.senat.fr/elus.html

 

 

Mais où sont passés les garçons?

rLes statistiques tombent et enfoncent le clou. Quelques chiffres au hasard :les 2/3 des jeunes sortant du système éducatif sans aucune qualification sont des garçons.

 

En médecine 62% des titres de doctorat ont été accordés à des filles (2008), à l’Ecole Nationale de la Magistrature 82% sont des filles. L’Ecole Vétérinaire de Maisons-Alfort compte, en 2012 80% d’étudiantes. Dans l’ensemble de l’enseignement supérieur, 56% de filles. 86% des femmes contre 80% des hommes âgés de 20-24 ans sont titulaires d'un diplôme de second cycle de l'enseignement secondaire .                                                                                            Il n’y a plus que dans les écoles d’ingénieur, de technologie ou d’informatique que les garçons soient largement majoritaires…pour combien de temps ?

Les rapports internationaux Pisa et Eurydice soulignent le retard des garçons par rapport aux fille. Eurydice parle même de crise de la masculinité.(1)

 

Des chiffres qui devraient nous alarmer


Dans le parcours scolaire, dès le début les garçons sont en retard en lecture et écriture et forment l’essentiel des effectifs des structures pour enfants en difficulté ou au comportement violent. Plus souvent que les filles, ils font l’objet d’une « orientation » en cycle professionnel. Meilleures en français, les filles sont pratiquement à égalité avec les garçons en mathématiques. Bref. Quoiqu’on en dise, l’échec scolaire, c’est majoritairement un problème de garçons .

Nous nous réjouissons bien sûr du succès des demoiselles dans leurs études mais comment expliquer cette « supériorité » sur les garçons ?

 

Jean-Louis Auduc, directeur adjoint de l’IUFM de Créteil et auteur de Sauvons les garçons (2) n’hésite pas à parler de fracture sexuée qu’il juge plus importante que la fracture sociale : au baccalauréat, les filles issues de milieux défavorisés obtiennent des résultats équivalents à ceux des garçons de milieux favorisés, dit-il.


Lorsqu’on sait qu’il y a 4 fois plus de suicides de garçons que de filles nous comprendrons qu’il est temps de se poser les bonnes questions. La tendance pourrait bien s’inverser et après les plans quinquennaux pour la promotion de la femme et l’égalité des genres il se pourrait bien que le féminisme devienne complètement has been et que sonne l’heure de la promotion des garçons.

 

Une société féminisée


Quelle place reste-t-il aujourd’hui pour les garçons, et même plus généralement pour les hommes ? Quand tout est jugé, pensé, pesé à l’aulne du compassionnel et du sentiment, quand le principe de précaution est devenu la norme et qu’on a le risque zéro pour toute ambition, quand les femmes se veulent identiques aux hommes et que les mères font un procès pour leurs fils tombés au champ d’honneur, bref, dans une société féminisée et castratrice, on peut comprendre que des hommes se sentent un peu de trop et se réfugient les uns dans l’homosexualité, les autres dans l’affirmation de soi par la violence gratuite ou encore dans la fascination d’un Islam viril et dominateur.


La Commission européenne admet : «Les chercheurs critiquent la forte féminisation de la profession d’enseignant car cette tendance favorise les filles et risque finalement d’être responsable des sous performances scolaires des garçons ». Mais en prenant néanmoins aussitôt ses distances : « S’agissant des avantages potentiels liés au fait de compter plus d’enseignants de sexe masculin dans les écoles, il n’y a aucune preuve claire de l’influence bénéfique d’une répartition plus équilibrée des sexes en termes numériques parmi les enseignants sur les performances des élèves. Seuls les enseignants (femmes et hommes) qui remettent en question leur propre rôle de genre et celui de leurs élèves peuvent générer un changement ."(3)

 

Absence de Pères


Dans cette société féminisée, quelles sont les figures du Père auquel ces adolescents vont pouvoir s’identifier ou être confrontés pour « grandir » ? 90% du corps enseignant est féminin, assistantes sociales et magistrats représentant la Loi, ce qui est traditionnellement le rôle du père, sont pour la plupart des femmes ; dans leur famille, bien souvent le père est absent, ou remplacé par un beau-père ; quand le père existe, ce n’est pas lui qui s’intéresse le soir au travail scolaire et il est plutôt assimilé aux loisirs du week-end.


Paul-François Paoli dans une analyse très sévère sur la féminisation de notre monde occidental montre comment les féministes ont mené une intense campagne de culpabilisation des hommes : « Elles ont voulu la peau du père : elles l’ont eue. Elles récoltent aujourd’hui la misère de leurs fils dépressifs, paumés et neurasthéniques » (trois ou quatre fois plus de suicides de garçons que de filles, rappelons-le). On demande aujourd’hui aux hommes « d’exprimer leurs émotions, d’avoir moins de poils, d’être plus compatissants, de savoir pleurer. » (4)
Mais qui incarnera la Loi, la force, la virilité quand toutes ces notions sont devenues suspectes ? Paoli s’inquiète plus encore pour les fils de l’immigration qui appartiennent à une culture qui exalte la virilité et où l’autorité du Père est incontestée. Il voit là une explication à la séduction de l’Islam et à la violence d’une jeunesse qui ne sait plus à quelle autorité se confronter.


L’école faite pour les filles


La mixité, qui n’est pas forcément une mauvaise chose en soi, a été introduite précipitamment et pour de mauvaises raisons. Il s’agissait alors de problèmes de gestion et de démographie scolaire. L’impact pédagogique d’une éducation indifférenciée n’a pas du tout été seulement envisagé. Or, il semble qu’elle se soit faite à l’avantage des filles par rapport aux garçons. Combien de fois entendons-nous dire : « La présence des filles adoucit les garçons et les oblige à « se tenir » » ? Mais on n’entend jamais : « La présence des garçons « endurcit » les filles, ou les rend moins chipies » ! Là encore, à qui demande-t-on de changer et s’adapter ? Aux seuls garçons. En fait, on attend d’eux qu’ils soient moins…garçons.


Le rapport Eurydice (5), reconnait que « Le point faible des mesures actuelles résiderait dans le fait qu’elles se concentrent essentiellement sur les filles. Ainsi, alors que l’intérêt des filles pour la technologie suscite beaucoup d’attention, on s’intéresse moins aux garçons et à leur éventuel accès aux professions liées aux soins. Cependant, les rôles de genre ne peuvent être remis en question de façon efficace que si le changement se fait
dans les deux sens ».
Or « Les initiatives d’orientation sensibles à la dimension de genre ont tendance à cibler plus souvent les filles que les garçons. »


Les exigences scolaires elles-mêmes, lorsqu’elles sont trop indifférenciées pour convenir aux deux avantagent plus les filles que les garçons. A différence de maturité inégale on demandera la même chose aux deux. Les garçons mis publiquement en état d’infériorité compenseront dans le domaine que la nature leur laisse, la force physique, mais utilisée à mauvais escient parce que mue par le ressentiment, terreau très favorable à la marginalisation et à la délinquance. Dans le meilleur des cas, l’école devient pour eux « un truc de fille » ; ils s’en désintéressent et leur désarroi identitaire ne fait que s’aggraver. (6)


La recherche anxieuse et constante du risque zéro (risque physique bien sûr, car le risque psychologique et moral ne compte jamais) conduit les garçons qui ont-à la différence des filles- besoin d’éprouver leurs forces physiques jusqu’à leurs limites dans le défi, la compétition, l’aventure et le risque calculé, à des frustrations dangereuses.

 

Le refus de la différence sexuée se fait au détriment des garçons


A vouloir l’égalité des sexes entendue au sens faussé de « l’un peut-être à la place de l’autre et vice-versa (ou bien : interchangeabilité), peu à peu les hommes s’effacent discrètement, disparaissent et laissent complètement la place aux femmes. C’est un fait dans les petites choses comme dans les grandes. Mgr Anatrella donne l’exemple de la mode : naguère, les hommes portaient des jabots de dentelle, les femmes ornaient leurs toilettes de rubans et autres colifichets. Puis les femmes se sont mises à copier les hommes et à porter de la dentelle. Assez vite, les hommes ont renoncé à la dentelle et ça a été la naissance de la cravate.
Lorsque dans les églises, les petites filles furent admises comme enfant de chœur à la Messe, petit à petit, les servants de messe habituels s’en furent et dans maints endroits il n’y eut plus que des filles avant qu’il n’y en eut plus du tout. Il n’y a maintenant à nouveau d’enfants de chœur que là où il n’y a que des garçons.


C’est la même chose dans les métiers. Les garçons se détournent de la fonction publique car pour eux, c’est un métier de femmes. Et dans la liste des métiers féminisés que nous avons citée plus haut, dès que le nombre de femmes a surpassé celui des hommes, grâce à la politique d’égalité des sexes, de quotas et autres, le mouvement n’a pas pu s’arrêter et les hommes s’en détournent quasiment.

 

Rendre l’école aux garçons


Que faire alors ? Faut-il se résigner et se contenter de calmer le ressentiment, la déprime ou l’agressivité (refoulée ou non) de nos fils à coup de Ritaline dont l’usage en France commence à se banaliser ? Continuer à constituer des « cours de soutien » et structures ad hoc presque uniquement peuplés de garçons ce qui renforce encore leur sentiment d’infériorité ?
Ou alors, dire avec J.L. Auduc que si les garçons ne sont pas adaptés à l’école, il faut adapter l’école aux garçons ?
C’est -à-dire accepter de remettre en cause un certain nombre d’idées reçues sur le rapport entre la mixité ou la différence des sexes et l’égalité ? Même à l’Education nationale des voix s’élèvent comme en témoigne l’académie de Créteil qui a publié en 2009 les conférences d’un colloque sur la mixité à l’école. Jean-David Ponci, docteur en philosophie de la biologie, expert en éducation auprès des organisations internationales et délégué de la European Association Single Sex Education, commente ainsi ces travaux : «L’influence de l’école sur la fondation d’une société égalitaire ne dépend pas de la séparation physique des garçons et des filles, mais du contenu de l’enseignement. Associer la mixité à l’égalité et la non-mixité à l’inégalité est une simplification désastreuse ».
Néanmoins, si la non-mixité ne résoudra pas tous les problèmes, surtout si elle n’est pas plus pensée que la mixité, nous pouvons dire avec Michel Fize, sociologue spécialiste des questions de l’adolescence, qu’en termes d’égalité des sexes, « la mixité scolaire a échoué […] Au nom de la neutralité laïque, le système éducatif ne laisse aucune place aux différences. » (7)

 

Accepter les différences sexuées


Le premier remède serait de reconnaître une bonne fois pour toutes qu’un garçon et une fille, un homme et une femme, c’est peut-être égal mais ça n’est pas semblable. Et foin de la théorie du gender ! Si, une fois adultes, les hommes veulent jouer aux femmes et les femmes se croire des hommes, c’est leur affaire, mais laissons au moins leur chance à nos enfants et adolescents. Elevons-les, aidons-les à grandir et à se construire conformément à ce qu’ils sont et qui est exprimé par le code génétique de chacune des milliards de cellules qui les composent. Etudes de genre (gender studies), oui. Mais réalistes et non idéologiques. Si c’est pour étudier la nature de l’homme et de la femme, leurs talents et leurs besoins, dans l’histoire comme dans les sociétés contemporaines, afin que chacun trouve sa place dans une société la plus harmonieuse et la plus juste possible. Oui. Mais si c’est pour les opposer les uns aux autres dans une course aux places et aux pouvoirs, par des quotas artificiels, ou pour nier leur différence et leur nature et brasser une humanité de plus en plus anonyme et stérile. Non
Ne nous laissons pas séduire, sous prétexte d’égalité des genres par un combat stérile contre la masculinité.

 

Revaloriser l’image du père et de l’autorité


Le rôle du père n’est plus à démontrer. Tous les Aldo Naouri, Michel Fize, Tony Anatrella, P-F Paoli et autres sociologues, pédiatres, psychiatres, philosophes, psychanalystes ont démontré comment le père, en étant présent à côté de la mère, détache l’enfant des jupes de celle-ci et lui fait prendre conscience, à la fois de ses limites et de son individualité. Le père incarne ensuite la Loi, ce qui est extérieur et ce qui s’impose, par rapport à l’affectivité subjective de la mère. Arrivant comme un tiers dans la relation fusionnelle initiale entre la mère et l’enfant, il ouvre celui-ci à l’altérité ; Cette étape permet la relation au monde et aux autres. Pour le jeune garçon, Il rend possible le processus d’identification dont il a besoin pour grandir. Selon la formule de Tony Anatrella, Il confirme son fils dans sa masculinité et révèle à sa fille sa féminité.


Les adolescents ont besoin de modèles masculins pour devenir des hommes, or, ceux-ci n’existent plus guère que dans le monde du sport ; et encore, s’il faut en croire Eric Zemmour, ces sportifs eux-mêmes magnifient « les nouveaux hommes féminisés » : boucle d’oreille, vêtements raffinés, produits de beauté… Il faut lire les pages 16, 17 et 18 de son essai Le Premier sexe (8) sur les gloires du football et leurs petites amies mannequin.
Zemmour encore, fait le portrait-robot du « papa » moderne : « Les hommes modernes sont des papas poules qui langent, maternent, donnent le biberon,. Ils veulent eux aussi être porteurs de l’Amour et non plus seulement de la Loi. Etre des mères et non plus des pères. Des femmes, et plus des hommes ».


Il est urgent de redonner à l’homme dans la société toute sa place n’en déplaise aux féministes qui ne voient en lui qu’un macho et un concurrent. Pour cela, on revient au point précédent, souligner les différences ontologiques entre l’homme et la femme, non pas pour les opposer mais pour les accorder ; encourager les hommes à reprendre leur place dans les métiers d’autorité sur les enfants : l’enseignement, la justice (au moins celle des mineurs), métiers sociaux et éducatifs divers. ; valoriser l’autorité paternelle quand c’est possible, etc.

 

Permettre aux garçons d’être des garçons


Dans ce monde asexué, que reste-t-il aux garçons taraudés par le besoin d’affirmation de leur virilité ? Les expériences sexuelles et la violence ou délinquance.
Les garçons, par nature, aiment le risque et l’expérimentation de leurs limites. D’où la nécessité pour eux d’activités physiques intenses, d’aventures où tout n’est pas systématiquement et dans le moindre détail prévu, bordé et organisé. Ils ont besoin de stress et de compétition.
L’excès de règlementation et la judiciarisation du moindre bobo déresponsabilise les jeunes et démotive leurs cadres qui ne savent plus comment les occuper autrement qu’à regarder un match de foot…à la télé. J.L. Auduc cite une étude démontrant que plus la gestion de la cour de récréation est stricte (interdiction de jeux de balles, interdiction de sauter et de courir) plus les risques de comportements extrêmes tels que les arrêts volontaires de la respiration et les jeux du foulard, sont grands chez les garçons.
Mieux vaut une bonne « Baston » comme savent en faire les scouts, une équipe contre l’autre, à fond, avec sa violence contenue, ses règles et la conscience claire qu’il s’agit d’un jeu, plutôt que faire seuls ou en bande –vraiment ennemies, celles-là - l’apprentissage de la violence.


Par ailleurs, il faut que l’affirmation de cette virilité dans une violence autorisée mais contrôlée soit assortie d’une condition qui la tempérera : développer en même temps le sens de l’honneur, la droiture, la soumission à la loi et à l’autorité et l’attention portée au plus faible.
Mais les garçons ne sont pas seulement des être pleins d’énergie à dépenser, ils sont aussi de grands timides : par exemple, à l’école ils sont toujours inquiets du regard des filles. Ils n’oseront que rarement aller dans les groupes de théâtre ou d’art s’ils ne sont pas entre eux.


Proposer une pédagogie différenciée


On le voit, on n’élève pas un garçon tout à fait comme une fille. Et ce n’est pas là « reproduire les stéréotypes sexués » comme on dit, mais simplement faire preuve de réalisme.


Pour retenir l’attention des garçons et les faire progresser, il faut tenir compte de leurs goûts, de leurs aptitudes et de leur maturité. Il en est de même pour les filles bien sûr mais l’école mixte est devenue en fait une école pour les filles.


On ne peut pas demander la même chose au même moment aux deux. Il peut y avoir un décalage dans le temps, une manière d’aborder les sujets, des exigences différentes. L’Institut Libre de Formation des Maîtres a organisé en 2011 une formation sur l’éducation différenciée garçons/filles (cf. encadré). Les différents intervenants montrèrent tour à tour, en s’appuyant sur des données scientifiques comme sur l’expérience qu’on ne stimule pas les filles et les garçons de la même manière.
Par exemple, on retient plus facilement l’attention des garçons en privilégiant le mouvement, l’action (en histoire, les batailles, les évènements ; en littérature l’aventure ; en sciences, l’électronique, la mécanique) tandis que les filles seront plus sensibles à la vie quotidienne, à l’évolution des sociétés, à la description des sentiments, aux couleurs (cartes de géographie)…
Ils sont stimulés par le stress des examens ; Elles plutôt inhibées par le stress mais plus régulières dans leur travail, réussiraient mieux en contrôle continu.
Et beaucoup d’autres choses encore qui sont nécessaires à tous mais présentées et abordées sous un angle différent selon le sexe pour permettre à chacun de progresser au mieux de ses talents.

La mixité « un impensé » et la non-mixité « un interdit d’y penser » (9)


« La mixité n’est pas un absolu » (10) et un minimum de pragmatisme devrait pousser à diversifier l’offre. Sans aller jusqu’à remettre en cause systématiquement la mixité des classes qui peut être fructueuse, si elle est bien réfléchie, il apparaît réaliste d’envisager au moins des temps séparés dans certaines matières, des cours de soutien qui perdraient leur nom à connotation négative pour devenir lorsque c’est possible des temps de garçons ou des temps de filles, des activités extra ou parascolaires entre pairs, des listes de livres conseillés qui fassent la distinction entre les livres qui s’adressent plus à des filles qu’à des garçons (les garçons lisent beaucoup moins que les filles. 11 points d’écart PISA 2009. Pourquoi ?).
Mixité ou non-mixité il faudrait avant tout que les professeurs soient formés à cette pédagogie différenciée totalement négligée jusqu’à maintenant. Nous pourrions prendre exemple sur nombre d’autres pays qui nous ont précédés sur ce point avec des résultats encourageants. (cf. encadré) Nous cesserions peut-être alors de descendre, marche après marche, les palmarès internationaux.
Mais bien au-delà des palmarès et compétitions, il y va surtout de l’avenir et de l’équilibre psychique de nos fils et de notre société tout entière.


Claire de Gatellier

 

(1) Statistiques du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche : Filles et garçons sur le chemin de l’égalité de l’école à l’enseignement supérieur 2012.

(2)Jean-Louis Auduc ; Sauvons les garçons ! éd Descartes et Cie 2009
(3)Rapport Eurydice « Différences entre les genres en matière de réussite scolaire. Etude sur les mesures prises et la situation actuelle en Europe. »publié en 2010. Conclusion p.117. Eurydice est l’organe d’observation et de conseil de la Commission européenne en matière d’éducation.

(4)Paul-François Paoli: La tyrannie de la faiblesse. La féminisation du monde ou l’éclipse du guerrier. Ed. François Bourin 2012                                                                                            

(5)Rapport Eurydice p.115       

(6) La science médicale nous apprend que la fille est pubère aux environs de douze ans, et le garçon, sauf exception, vers seize ans. Il existe donc un décalage énorme, physiologique mais surtout intellectuel et psychologique, entre filles et garçons durant toute l’adolescence. La mixité des classes, autrement dit la coéducation, pendant l’adolescence, est donc chose lourde de conséquences. Que penseront les filles pubères de ces garçons-enfants, auxquels elles se mesurent quotidiennement sur les mêmes bancs d’école, et qu’elles dépassent souvent aisément grâce à leur maturité plus avancée ? A-t-on suffisamment réfléchi aux risques qu'induit le fait de mélanger des garçons avec les filles aux caractères sexuels parfaitement définis entre quatorze et dix-sept ans ?                    

(7)Michel Fize : Les pièges de la mixité scolaire ; Presses de la Renaissance, 2008
(8)Collection J’ai Lu, 2006
(9) Ce titre est repris de la Newsletter de l’EASSE de Jean-David Ponci        (10) D’après Dominique Schnapper, membre du Conseil Constitutionnel. Cf. encadré Points de vue sur la mixité

Faut-il tuer la poule aux œufs d’or ?

Les caisses de retraite complémentaire, L’AGIRC et l’ARRCO, cherchent comment se sortir du déficit grandissant de leur caisse.  L’une des pistes proposées par le Medef est de baisser la pension de réversion du conjoint survivant.

Soit  la pension de réversion ne bougerait pas mais à la condition d’une réduction de la pension du titulaire. Soit, si le titulaire  veut toucher sa pension pleine, et à sa mort, la pension de réversion pour le conjoint survivant, qui était jusqu’alors de 60%, ne serait plus que de 30%.

Qui en fera les frais ? Les femmes qui ne se sont pas elles-mêmes constitué une retraite suffisante, c’est-à-dire, en priorité, les mères de famille. On sait qu’un certain nombre de femmes délaissent leur carrière pour mettre au monde et ensuite élever des enfants. Ceux-là même qui plus tard cotiseront à leur tour pour renflouer les caisses de retraite.

Le ratio de dépendance, c’est-à-dire le rapport entre retraités et « actifs », qui était de 2,5 actifs pour un retraité en 1970 est tombé à 1,7 en 2011. Les projections avancent pour 2030 le chiffre de 1 retraité à la charge d’ 1 actif  (1,35 actifs selon les sources les plus optimistes, et en-dessous de 1 selon les plus pessimistes). Ceci en intégrant les réformes récentes et l’apport de l’immigration.

A vouloir rendre les femmes rentables, on les stérilise

 

Selon la DREES, la pension de droit direct des femmes est 40% inférieure à celle des hommes (967€ au lieu de 1610€). En partie compensée par la réversion et le minimum vieillesse, cet écart se réduit pour l’instant à 26%.

Que les femmes soient acculées à penser avant tout à se constituer une retraite, et le taux de fécondité s’en ressentira. Peut-être les retraites coûteront-elles un peu moins cher aujourd’hui, mais l’argent rentrera aussi moins dans les caisses pour les financer demain.

Le COR a établi que la diminution de l’indice de fécondité de 0,2 point, c’est 29 Md€ en moins dans le budget de l’assurance vieillesse. Selon L’UNAF, cette mesure d’économies de courte vue se doublera d’un coût faramineux pour les retraites à l’avenir

Toute mesure ayant pour conséquence de baisser le taux de fécondité aura aussi,  à terme, celle de creuser  le déficit des caisses de retraite et de faire peser plus lourdement encore sur les actifs le poids des cotisations. Mais il est vrai qu’alors, les « responsables » ne seront plus au pouvoir.

C’est ce que Jean de La Fontaine appelait  Tuer la poule aux œufs d’or.

 

 

Claire de Gatellier