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Allocations familiales

Enfance délinquante

La disposition de la loi sur la justice adoptée samedi 3 août par le Parlement suspendant, sauf décision contraire du juge, les allocations familiales versées aux parents des mineurs placés en centre d'éducation fermé a suscité les protestations de l'Union nationale des associations familiales (UNAF), pour laquelle « ce n'est pas en pénalisant les familles qu'il faut s'y prendre » et du Syndicat de la magistrature qui dénonce « une loi qui va culpabiliser les parents » et qui risque de « provoquer un décalage plus grand encore entre la justice et les familles en difficulté. »

On pourrait s'étonner, quand on sait l'importance de la délinquance familiale, les parents jouant souvent le rôle de receleurs, quand ce n'est pas celui d'organisateurs, que l'UNAF, qui nous dit comment il ne faut pas s'y prendre, ne nous dise pas comment il faudrait s'y prendre et que le syndicat de la magistrature craigne que le pouvoir donné aux juges d'appliquer, avec leur discernement habituel, une sanction, agrandisse le décalage entre la justice et les familles en difficulté.

En réalité, il est tout à fait normal que le syndicat de la magistrature, pour lequel il n'y a de bonne justice que de gauche, désapprouve les mesures prises par la majorité actuelle.

Dans le cas de l'UNAF, sans connaître les circonstances dans lesquelles cette position a été adoptée, rappelons-nous que nous avions demandé la démission de son président au moment de la discussion du PACS, en raison de la mollesse dont il faisait preuve, par peur de gêner le gouvernement d'alors vers quoi penchait son cœur. Le voilà devenu un vigoureux opposant.

Famille et Liberté - Lettre N° 30 - Septembre 2002