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Editorial N°38

Éditorial

Le projet de loi de finances pour 2005, actuellement en discussion, comporte, dans son article 7, une disposition supprimant le délai de trois ans, jusqu’alors nécessaire, pour que les contractants d’un Pacs bénéficient du régime fiscal, en matière d’impôt sur le revenu, des couples mariés.

De son côté, M. Raffarin s’est engagé à inscrire, avant la fin de l’année, à l’ordre du jour de l’Assemblée, un projet de loi réprimant l’homophobie.

Pour la majorité actuelle, il s’agirait, nous dit-on, de satisfaire par des dispositions équilibrées des revendications raisonnables, afin de ne pas donner suite à d’autres revendications, à savoir le droit au mariage et celui à l’adoption et à la procréation assistée pour les homosexuels.

Cette explication ne tient pas pour les raisons suivantes :

  • Aucun des partisans de droits particuliers, inhérents à leur orientation sexuelle, aux homosexuels n’a renoncé, même du bout des lèvres, ni au cours des débats au Parlement, ni dans la presse, à la satisfaction de ces autres revendications, en échange de celles envisagées.
  • Les partisans des « mesures équilibrées » ont complètement abandonné, et cela depuis que les électeurs leur ont redonné la majorité à l’Assemblée nationale, celles qu’ils voulaient mettre en œuvre quand ils étaient dans l’opposition. Nombre de lecteurs de cette Lettre ont signé, à notre demande, la pétition qu’avait lancée, quand il était député et dans l’opposition, M. Muselier, à l’appui de la proposition de loi qu’il avait déposée, en recueillant pour ce texte la signature de près de trois cents parlementaires. Les demandes que nous lui avons adressées de reprendre ce projet, maintenant qu’il est ministre, sont restées sans réponses.
  • La revendication homosexuelle, telle qu’elle s’exprime de nos jours, qui est celle de la reconnaissance comme un genre à part entière (ou comme plusieurs genres si l’on fait le compte des gays, des lesbiennes, des bisexuels et des transsexuels), au même titre que le genre masculin ou le genre féminin, ne peut être satisfaite que par l’acquisition du droit au mariage et du droit à l’homoparentalité.

Il faut donc toujours garder présent à l’esprit - combien de parlementaires le feront ? Cela dépend en partie de chacun de nous – l’objectif final quand on étudie, comme nous le faisons dans les pages suivantes, le contenu et les effets prévisibles des mesures annoncées en faveur des homosexuels.

Famille et Liberté - Lettre N° 38 - Octobre 2004.