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IVG au Bac

En France, l’une des épreuves du baccalauréat demandait aux candidats de dégager, à partir d’un article du Monde, « des arguments en faveur de l’autorisation légale de l’IVG en France ».

Nous avons écrit au nouveau ministre de l’Education nationale, qui était encore ministre des transports quand le sujet a été choisi, pour lui faire remarquer que, contesté par ailleurs en tant qu’instrument de propagande, le sujet reposait sur des hypothèses scientifiques fausses.

L’on trouvera ci-après le texte de notre lettre et celui de la réponse encourageante sur le premier point, mais muette sur le second, de M. de Robien. Nous lui avons écrit de nouveau, à réception de sa réponse.

Paris, le 20 juillet 2005

Monsieur le ministre,

Intervenant sur LCI, vous avez souligné, à juste titre, le caractère scientifique – et non philosophique - de l’épreuve des sciences de la vie et de la terre du baccalauréat.

On était donc en droit d’attendre du sujet sur l’IVG posé cette année qu’il ne comportât pas d’erreurs grossières, ce qui ne fut pas le cas.

En admettant pour vrai que « une IVG ne constitue pas une naissance en moins mais une naissance reportée à plus tard dans un contexte plus favorable », affirmation surprenante dans un pays où le chômage n’a cessé d’augmenter depuis trente ans, il est faux d’en déduire que « la législation de l’IVG n’a pas eu d’impact démographique ».

Le niveau de la population dépend au contraire, à descendance finale constante, de l’âge de la mère à la naissance, comme le montre le tableau ci-joint.

J’espère que les mesures utiles pour que les candidats ne soient pas pénalisés par les erreurs contenues dans l’énoncé ont été prises et je vous suggère de donner pour l’avenir à vos services la consigne de ne pas prendre leurs sujets dans des quotidiens plus préoccupés de l’accroissement de leurs ventes ou de prosélytisme idéologique que de rigueur scientifique.